Vaste série du détournement du clan Touadera, SARANDJI pris en flagrant délit.

Publié le 8 novembre 2019 , 5:47
Mis à jour le: 8 novembre 2019 5:47
sarandji et touadera
L’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandi et le Président Faustin Archange Touadera.

Bangui (République centrafricaine) – CNC – Décidemment, il ne passe jamais une semaine sans qu’on parle du détournement des deniers publics par les proches du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Une fois de plus, c’est l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI qui se fait parler de lui dans une salle affaires du détournement de huit (8) véhicules de la primature qu’il exploite illégalement à titre privé depuis plusieurs mois. Comment ? Enquête du CNC.

 

Selon notre bureau d’enquête qui a mené l’investigation, l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI, avant son départ de la primature en février dernier, avait adressé une correspondance officielle à l’inspection générale d’État dans laquelle il sollicite l’achat de trois véhicules tout terrain de son administration de la primature. En réponse à sa demande, l’inspection d’État donne son accord, et fixait le prix de chaque véhicule à 5 millions de francs CFA en raison de leur état quasiment neuf.

Sauf que Simplice Mathieu SARANDJI, qui a bien voulu acquérir ces véhicules dans la règle du jeu fixée par la loi, a été très vite rattrapé par le virus du pouvoir en place.

Contre toute attente, il répond à l’inspection générale d’État pour imposer le prix de chaque véhicule à 1,5 million de francs CFA qu’il a versé au trésor public.

Comme si cela ne suffisait pas, l’homme, au lieu de récupérer trois (3) véhicules comme il avait sollicité au départ, bloque à lui seul huit (8) véhicules quasiment neufs de la primature pour les parqués chez lui.

Entre temps, le nouveau Premier ministre, Firmin NGRÉBADA, après sa prise de fonction, est obligé de commander à nouveau auprès des sociétés en place une dizaine des véhicules neufs pour son administration.

Chose étonnante dans cette affaire, c’est la réaction du président Faustin Archange TOUADERA après avoir été informé de l’affaire.

Ce dernier, comme dans un film de comédie ivoirienne, se tourne miraculeusement vers les inspecteurs d’État pour vomir sa colère.

Or, selon un cadre du MCU contacté par CNC, et qui a requis le strict anonymat, ce n’est pas aux inspecteurs d’État que le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA devrait se mettre en colère. Selon lui, « l’auteur de ce crime économique est bel et bien Simplice Mathieu SARANDJI. Il est encore  vivant. Il occupe actuellement le poste du secrétaire exécutif de son parti MCU,ministre d’État et conseiller spécial à la présidence de la République. Pourquoi pas l’affronter directement que de fumer l’affaire avec de fausses colères ? » S’interroge-t-il .

Cependant, à la primature, l’affaire fait beaucoup de bruit depuis une semaine. Certains vont même accuser le chef de l’État de percevoir sa part dans ces multiples transactions frauduleuses de son ami Simplice Mathieu SARANDJI. Vrai ou faux ? Difficile de le savoir pour l’instant.

Ceci dit, avant de quitter ses fonctions du Premier ministre, Simplice Mathieu SARANDJI avait suffisamment pompé à lui seul le trésor public centrafricain comme bon lui semble.

 

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