Tribune / Élections : Mankeur Ndiaye nous marche sur la tête et Touadéra laisse faire…

Publié le 17 janvier 2021 , 7:25
Mis à jour le: 17 janvier 2021 7:25
mankeur ndiaye de la minusca
Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). La Cour  Constitutionnelle est hautement attendue le mardi 19 Janvier 2021 pour son verdict au sujet des élections « calamiteuses» de 2020 qui ont rendu Touadéra vainqueur dès le premier tour. Alors que l’opposition hausse le ton au regard du droit pour appeler à l’annulation et à la reprise des dites élections, Mankeur Ndiaye, acteur majeur de cette crise électorale ne cesse de s’en foutre du malheur des centrafricains et Touadéra laisse faire, comment et pourquoi ?

 

Mankeur Ndiaye, l’artisan du 27 Décembre 2020…

Il ne fait l’ombre d’aucun doute qu’au regard des dysfonctionnements ayant entaché le déroulement du processus électoral en Centrafrique, il était réfléchi d’envisager un report technique afin de faciliter un processus paisible et moins contesté. Cependant, pour cacher l’échec cuisant de sa mission en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, le diplomate incompétent a chanté les chœurs de sirène à travers son catastrophique Plan intégré de sécurisation pour faire comprendre à la Communauté Internationale ainsi qu’aux juges constitutionnels que le 27 Décembre était tenable. Si cette impressionnante « détermination » du diplomate sénégalais était en violation des lois de la République centrafricaine, il est clair qu’il a produit les effets escomptés, des élections parcellaires et fragmentaires rejetées en bloc par plus de la moitié des acteurs.

Le Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies en discorde avec ses pairs du G5+ et de la MINUSCA…

Justement, Mankeur Ndiaye qui s’affiche en directeur de campagne du candidat impopulaire Touadéra en fait néanmoins trop et ses collègues

 

diplomates ne veulent pas porter le chapeau des élections crisogènes en Centrafrique. De sources bien introduites, les diplomates du G5+ ont  à plus de deux reprises remonté les bretelles à Mankeur Ndiaye à qui ils reprochent une ingérence de trop dans les affaires politiques centrafricaines. En effet, Mankeur Ndiaye appelle même les opposants centrafricains afin de leur faire pression pour accepter la victoire très contestée de Touadéra. Quelle audace ! En sus, selon ces mêmes informations, avant la dernière pré-audience des juges de la Cour Constitutionnelle, Mankeur Ndiaye a tenu une réunion virtuelle avec ses collègues de la MINUSCA au sujet du verdict du 19 Janvier. De cette réunion, les gens ont été fermes, il ne faut pas à la MINUSCA accepter des élections mal organisées et largement rejetées par les acteurs. Mais, Mankeur Ndiaye droit dans ses bottes chante le « satisfécit de New York », quel contraste et quelle moquerie face au droit du peuple centrafricain ! Denise Brown, adjointe de Mankeur Ndiaye a visiblement vomi son chef hiérarchique et dit ne vouloir pas s’associer à une crise post électorale de trop pour les centrafricains.

Mais, pourquoi Mankeur s’entête-t-il ?

Selon des investigations menées dans le cercle fermé du président Touadéra et à la MINUSCA, Mankeur Ndiaye est un bon ami pour le gangster de Bangui. En effet, Mankeur est très motivé par l’argent, l’alcool et les femmes et ça, Touadéra lui en fournit même au-delà. Par contre, ce qui est du facteur externe, Mankeur Ndiaye utilise l’argent que lui donne son ami Touadéra pour financer sa probable campagne présidentielle au Sénégal. Pendant ce temps, ne voulant pas faire comprendre à l’ONU qu’il a échoué sur le plan de la médiation et de la sécurité, le mécréant sénégalais brandit aux partenaires internationaux un processus réussi alors que celui-ci n’est qu’une calamité pour ce pays situé au cœur de l’Afrique.

 

Dans ce cas, comment s’y prendre ?

Les juges constitutionnels ne doivent pas se laisser faire. Entre injonctions d’un diplomate aux abois et la nécessité pour les institutions de la République de survivre dans ce cauchemar politique imposé par le régime Touadéra, le choix est clair.

Affaires à suivre…

 

Par Aristide Bayang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

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