Tensions dans le Sud-Kivu : l’ONU renforce sa présence

Publié le 17 septembre 2019 , 1:58
Mis à jour le: 16 septembre 2019 9:03

Bangui (République centrafricaine) : 16 sept. 2019 21:58.
Les Nations unies ont annoncé lundi un renforcement de leur présence militaire dans une zone de l’est de la République démocratique du Congo en proie à des violences communautaires et où s’est récemment rendu un de leurs hauts responsables.
Les violences agitent le territoire de Minembwe (Sud-Kivu), dans une région de hauts plateaux. Le 4 septembre, le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, avait plaidé sur place en faveur de “la prévention et la résolution des conflits intercommunautaires”.
“Les Nations unies n’abandonneront pas le peuple congolais”, avait lui-même déclaré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres le 2 septembre à Kinshasa.
Quelques jours plus tard, le 7, des rebelles de la communauté bembe ont lancé une attaque contre un village de “Banyamulenge”, ces Congolais éleveurs aux très lointaines ascendances rwandaises.
“Les miliciens ont incendié toutes les maisons, les populations ont fui vers le centre de Minembwe”, a rapporté à l’AFP Gadi Mukiza, bourgmestre de la commune rurale de Minembwe.
La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) “renforce ses moyens de protection des civils dans cette zone pour soutenir les autorités congolaises et appelle les acteurs de ce conflit à mettre fin à la violence”, a déclaré sa cheffe, Leila Zerrougui, dans un communiqué.
La Monusco a déployé ses hélicoptères d’attaque en soutien à l’armée congolaise, a-t-elle détaillé.
La Monusco note par ailleurs qu’entre 500 et 600 personnes se rassemblent chaque jour autour de ses bases à Minembwe et à Mikenge pour recevoir assistance et protection.
La région est le théâtre de violences depuis début mai après la mort d’un notable des Banyamulenge, tués par des membres d’une communauté rivale.
Les rumeurs d’intervention du Burundi et surtout du Rwanda (deux pays voisins de la RDC) dans ce conflit n’ont jamais été démontrées.
Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), 34.000 déplacés seraient directement affectés par ces nouveaux affrontements et de multiples villages auraient été brûlés.

©AFP/VOA
<:inline inline:>