Tchad : communiqué de presse du chef rebelle Baba Laddé

Publié le 23 novembre 2018 , 5:03
Mis à jour le: 24 novembre 2018 3:02
Chef rebelle tchadien en prison
Le Chef rebelle tchadien Baba Laddé actuellement en prison.

Tchad : communiqué de presse du chef rebelle Baba Laddé

 Ardo Baouro, premier vice-président du FPR a rencontré Baba Laddé en prison et put écrire une mise au point. (Photos du document)

La santé du général Baba Laddé est très mauvaise et le gouvernement lui refuse des soins. A tout moment il peut décéder par manque de soins.
Ne respectant ni l’amnistie de mai 2018 ni les accords de paix entre FPR et gouvernement en 2012, Baba Laddé est injustement enfermé.
Mais les ex-combattants du FPR n’ont pas non plus put suivre les programmes de réhabilitation prévus par l’accord de paix et sont persécutés au Tchad.
Certains combattants, sachant que leurs droits ne seraient pas respectés ne sont pas revenus au bercail, et ont par exemple rejoint des factions de l’ex-seleka.
D’anciens combattants du FPR sont éparpillés en République Centrafricaine, au Cameroun, au Soudan du Sud, au Soudan et ailleurs. Les actes de banditisme qu’ils peuvent commettre ne peut être imputé au FPR, celui-ci respectant l’accord de paix, mais sont imputable à l’état tchadien qui n’a pas rempli ses engagements.
La communauté internationale doit faire pression sur le gouvernement tchadien pour qu’il respecte ses engagements.
Par ailleurs le général Baba Laddé vient de nous informer qu’il doit être présenté au tribunal le 3 décembre 2018. Cela permettra de voir que le dossier d’accusation est vide.
Baba Laddé apporte son soutien à nos frères du Tibesti. La lutte des habitants de Miski est un honneur pour tous les Tchadiens. Le président Deby doit comprendre que nos frères de Miski ne se battent pas pour prendre le pouvoir, mais pour la démocratisation du pays, la justice et l’égalité entre tous les Tchadiens. Il est intolérable que le peuple souffre quand certains pillent les richesses du pays. Les dirigeants Tchadiens mettent en danger le régime en refusant les revendications légitimes du peuple et en déclenchant une guerre au Tibesti.