Six morts dans l’attentat contre la mairie de Mogadiscio en Somalie

Publié le 24 juillet 2019 , 8:12
Mis à jour le: 24 juillet 2019 8:12
Quelques personnes portent le corps d'une victime de l'explosion de voiture près de l'hôtel Doorbin à Mogadiscio-le 24 février 2018
Quelques personnes portent le corps d’une victime de l’explosion de voiture près de l’hôtel Doorbin à Mogadiscio-le 24 février 2018

 

 

Au moins six personnes ont été tuées et six blessées, dont le maire de Mogadiscio, mercredi dans un attentat des militants islamistes shebab contre les locaux de la municipalité de la capitale somalienne, a annoncé le gouvernement.

“Six personnes, dont deux adjoints du maire et trois directeurs (de services) ont été tuées dans l’attaque terroriste de cet après-midi. Six autres ont été blessées, dont le maire de Mogadiscio et d’autres adjoints, qui sont maintenant soignés par l’équipe médicale”, a déclaré le ministre de l’Information, Mohamed Abdi Hayir Mareye.

Selon une source sécuritaire ayant requis l’anonymat, un kamikaze serait entré dans le bâtiment où avait lieu une réception et se serait fait exploser.

A peine une heure plus tôt, le maire de Mogadiscio avait reçu dans ses locaux James Swan, le représentant spécial de l’ONU en Somalie, qui n’était plus là quand l’explosion a eu lieu, a-t-on appris de source onusienne locale.

“Il y a eu une explosion à l’intérieur (de la mairie), mais nous ne savons pas ce qui l’a causée. Certaines informations laissent entendre qu’elle a été causée par un kamikaze qui aurait réussi à entrer dans le bâtiment en se faisant passer pour un membre du personnel et qu’il y a des victimes, des morts et des blessés. Mais je ne peux pas encore vous donner de détails”, a déclaré un responsable sécuritaire, Mahdi Abdirahman.

“L’explosion était très forte et j’ai vu des gens blessés par des éclats fuir le siège” de la municipalité, a indiqué un témoin, Mohamud Shariif.

Mogadiscio est régulièrement la cible d’attentats des militants islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda.

Chassés de Mogadiscio en 2011, les shebab ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

Ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

 

AFP/VOA