Simone Gbagbo : “Il n’y aura pas d’élections en Côte d’Ivoire”

Publié le 1 octobre 2020 , 8:46
Mis à jour le: 1 octobre 2020 3:47

Simone Gbagbo : “Il n’y aura pas d’élections en Côte d’Ivoire”

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ex-première Dame de Côte d’Ivoire dénonce les conditions de préparation de l’élection. Elle accuse Alassane Ouattara de violer la Constitution. Interview

Dans l’interview accordée à la DW, Simone Ehivet Gbagbo, ex-première Dame de Côte d’Ivoire et deuxième vice-présidente du Front populaire ivoirien (FPI), affirme qu’il n’est pas question que les Ivoiriens laissent le président Alassane Ouattara “piétiner” la Constitution./////////////.

Elle explique aussi pourquoi elle ne s’est pas présentée à l’élection dont la date est fixée au 31 octobre 2020. /////////////.

Simone Gbagbo : Cette candidature est anti-constitutionnelle. Et Monsieur Alassane Ouattara le sait, ne vous en faites pas ! Il le sait. Lui même l’avait dit, qu’il ne peut pas briguer un troisième mandat et les Ivoiriens ont applaudi à cette époque-là. Parce que les Ivoiriens, qu’est-ce qu’ils veulent ? Ils veulent tout simplement que notre Constitution soit respectée. Il faut que nous devenions un Etat de droit. Et quand cela n’est pas fait, les Ivoiriens protestent ! Les Ivoiriens descendent dans les rues et c’est ce qu’ils ont fait. Et c’est ce qu’ils vont continuer de faire. Parce qu’il n’est pas question que nous laissions notre Constitution piétiner. Il n’en est pas question ! Pendant des années, nous avons souhaité que nous nous asseyions, que nous discutions des règles qui organisent des élections en Côte d’Ivoire. Ils n’ont jamais voulu. C’est le déficit de dialogue en Côte d’Ivoire qui crée les problèmes que nous vivons là./////////////.

Simone Gbagbo : Il faut progresser étape par étape et faire dans le moment, ce qui doit l’être. En ce moment-ci, ce qui doit être fait, ce n’est pas que moi je sois candidate ! Ou que tel autre du FPI soit candidat. Pour moi, ce n’est pas ça qui est l’essentiel. Pour moi, ce qui est essentiel, c’est que nous puissions ensemble, organiser des élections vraiment inclusives. Que nous puissions sauver la démocratie dans notre pays. C’est ça qui est important. Tant que cela n’est pas fait, aller à des élections pour aller valider la candidature ou le succès de quelqu’un qui est dans l’illégalité ne ferait que faire reculer la démocratie dans notre pays. Et donc je ne suis pas candidate, d’une part parce que je considère que les conditions ne sont pas réunies.

Avec DW français

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