Sénégal: Une partie de l’opposition se rapproche du dialogue politique

Publié le 16 mai 2019 , 6:33
Mis à jour le: 16 mai 2019 6:33

 

 

 

Les opposants Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Issa Sall et Madické Niang, tous des candidats malheureux à la dernière présidentielle sénégalaise, se sont dit prêts à participer aux concertations ouvertes par le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, en vue de déboucher sur la tenue le 28 mai prochain du dialogue national, ont rapporté des médias locaux.

“Les quatre candidats de l’opposition à l’élection présidentielle du 24 février 2019 ont examiné la situation nationale, particulièrement l’invitation à la rédaction des termes de référence du dialogue national, lancée par le ministre de l’Intérieur” , indique un communiqué conjoint cité par l’Agence de presse africaine (APA).

Toutefois, les opposants affirment leur adhésion à la position exprimée par le Front de Résistance nationale (FRN, opposition) consistant à exiger “une concertation sincère et constructive menée sous la conduite d’une Commission cellulaire composée de plusieurs personnalités crédibles et neutres”.

Un positionnement qui augure d’une participation effective au dialogue national, isolant un peu le Parti démocratique sénégalais (PDS) dirigé par l’ex-président Abdoulaye Wade qui persiste dans son refus, ajoute encore l’APS.

Au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle, le 5 mars dernier par le Conseil constitutionnel, le chef de l’Etat réélu, Macky Sall, s’était adressé à ses adversaires politiques en ces termes : ” mon rôle, c’est de nous rassembler autour des idéaux que nous partageons. C’est pourquoi, je tends la main à toutes et à tous, pour engager un dialogue ouvert et constructif, dans l’intérêt supérieur de la Nation”.

Cet appel au dialogue a été réitéré le 2 avril lors de son investiture à Diamniadio (26 km de Dakar), précise le même média.*

L’ex-président sénégalais, Abdoulaye Wade (2000-2012), a déclaré mercredi dernier que son parti ne prendrait pas part à la “réunion de démarrage des concertations sur les termes de référence du dialogue politique du chef de l’État “. Wade conteste, notamment, la désignation du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, pour diriger ces concertations.