Russes en Centrafrique, mais jusqu’à où iront-ils ?

Publié le 18 mars 2019 , 7:09
Mis à jour le: 18 mars 2019 7:09
Les mercenaires russes dans un pick-up de la gendarmerie nationale centrafricaine au centre-ville de Bangui .

 

 

Bangui (CNC) – Le naturel revient au galop comme dit l’adage populaire et il est revenu pour les russes. Leur arrivée soudaine fait parler d’elle, au début seulement dans en politique où le pourquoi ils sont ici échappaient à tout le monde.

 

L’espoir qu’ils venaient en République centrafricaine en tant qu’ami pour nous aider était plus forte que tout. Alors ils ont été accueillis à bras ouvert, sans méfiance aucune.

A présent que les russes se sentent en confiance dans le pays, ils reprennent leur vraie nature où toute leur violence ne peut être contenue. Ce pays des contrées froides de la planète peu habitué au climat chaud d’ici s’emporte peut être plus facilement.

Leur violence a commencé à s’exprimer avec les FACA en les traitants sans égard, les punissant sévèrement. Un coup de poing part-il si vite ?

Il y a quelques jours à Bangui, la violence a de nouveau pris le dessus. Un russe ayant consommé un peu trop d’alcool, alors qu’il se trouvait dans la cours d’un établissement respectable a cru être pris en photo. Derechef, il a dégainé son arme, l’a braqué sur le malheureux puis lui a détruit son téléphone. La scène n’a duré que quelque instant laissant dans l’incompréhension la pauvre victime qui n’est autre qu’un chauffeur de voiture d’une ONG.

 

Comment accepter une réaction aussi violente ? Ce russe se croyait pris en photo et sans même protester ni questionner, il a joué au cow-boy. Qu’a-t-il a caché pour réagir ainsi ? Les ONG sont présentes pour aider la population. Si les russes sont présents pour aider le pays alors ils devraient aider et travailler avec les ONG. En les agressant, n’est-ce pas le contraire qui a été fait ?

Dans le cas présent, finalement il n’y a que du matériel de détruit et plus de peur que de mal, mais ce qui devait arriva et l’irréparable s’est produit : un meurtre.

A Bérengo, un homme a perdu la vie car sa femme a eu la folle idée de prendre pour amant un mercenaire russe. Ce mercenaire russe a réussi à obtenir les faveurs d’une centrafricaine mariée. Comment le russe en est arrivé à tuer le mari, l’histoire ne le dit mais une chose est certaine : c’est le russe qui a tué le mari cocu, c’est le russe qui a libéré sa violence par un acte irrémédiable. Les parents de la victime ne pourront obtenir justice car évidemment l’assassin est protégé par son pays qui l’a fait quitter la Centrafrique dans la foulée pour une destination inconnue.

Force est de constater que la fédération de Russie qui se présente comme un pays ami venu soutenir la Centrafrique a semble-t-il plutôt ramené la violence, le crime pour faire replonger le pays dans la crise alors que les filles et fils de Boganda n’aspirent qu’à la paix.

 

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