Retrouvailles entre les Ivoiriens Blé Goudé et Soro

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Bangui (République centrafricaine ) – 24 nov. 2019 15:29

L’ancien chef rebelle ivoirien, Guillaume Soro, candidat à la présidentielle de 2020, a rencontré dimanche l’ex-chef des Jeunes Patriotes en liberté conditionnelle.

La rencontre des ex-frères ennemis survient près de 10 ans après la crise post-électorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire, qui a fait des milliers de morts.
M. Soro soutenait alors l’actuel président Alassane Ouattara, tandis que M. Blé Goudé était un des plus fervents partisans de Laurent Gbagbo, le président de la Côte d’Ivoire de l’époque.
Leur rencontre est “placée sous le signe de la recherche de la paix (…) entre deux camarades de lutte de longue date”, selon l’Agence France-Presse, qui cite un communiqué conjoint des deux parties.
Charles Blé Goudé appelle à éviter toute “tentation de vengeance”
Les deux jeunes politiciens disent avoir eu “de longs et fructueux échanges empreints de vérité sur la situation socio-politique nationale”.
Guillaume Soro et Charles Blé Goudé “ont exprimé leur compassion et leur solidarité au peuple de Côte d’Ivoire pour les traumatismes et les nombreux préjudices subis au cours de la crise”.
Pour l’avenir, les deux leaders politiques “s’engagent à œuvrer pour une réconciliation sincère” et “conviennent que la réconciliation doit se nourrir de vérité et de repentance, gage de tout pardon”.
Les deux ex-dirigeants de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) “réaffirment la nécessité de privilégier la voie du dialogue, de la négociation et de la concertation dans la résolution des conflits”.
Guillaume Soro a annoncé en octobre sa candidature à la présidentielle de 2020 après avoir rompu les liens avec le président Alassane Ouattara et la coalition au pouvoir en début d’année.
Il multiplie les gestes envers ses anciens adversaires politiques, demandant pardon à Laurent Gbagbo et s’entretenant avec l’ancien président Henri Konan Bédié.
M. Blé Goudé a été acquitté en première instance de crimes contre l’humanité par la CPI et attend en liberté conditionnelle aux Pays-Bas l’examen de l’appel de la procureure.
A la tête du mouvement des Jeunes Patriotes, un mouvement souvent qualifié de milice, il est poursuivi en Côte d’Ivoire pour des “faits concernant des actes de torture, homicides volontaires, viol”.

Avec AFP

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