Retrait progressif de l’ONU suggéré malgré la poursuite des violences

Publié le 6 novembre 2019 , 4:28
Mis à jour le: 6 novembre 2019 4:28

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Bangui ( République Centrafricaine ) : 6 nov. 2019 16:28

Un retrait progressif des Casques bleus de l’ONU de République démocratique du Congo a pour la première fois été suggéré en dépit d’une violence persistante, comme en témoigne la mort de 10 civils tués mardi par des miliciens dans la région de Beni (est).
Ces violences représentent une menace pour la “transition” et la relative stabilisation en cours en RDC depuis l’investiture du président Félix Tshisekedi en début d’année.
Le Conseil de sécurité doit renouveler d’ici la fin de l’année l’actuel mandat de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) valable jusqu’au 31 décembre.
A l’approche de cette échéance, un rapport remis au Conseil “recommande un calendrier de retrait de la Monusco qui respecte un minimum absolu de trois ans”.
“Cependant, une période de transition de trois ans pourrait être trop courte”, en raison des “risques de résurgence” des conflits à l’approche de la prochaine élection présidentielle prévue fin 2023.
Lors de la première année (en 2020), le nombre de Casques bleus devrait rester à environ 16.000 préconise le rapport publié à l’issue d’une “revue stratégique” de la force de l’ONU en RDC.
Après un an, un retrait des militaires onusiens devrait pouvoir s’effectuer dans les provinces de Tanganyika et du Kasaï, victimes de deux conflits en 2016-2017 à la fin du règne de l’ancien président Joseph Kabila.
La Monusco resterait focalisée lors de la deuxième année sur le Kivu et l’Ituri. Et la troisième année serait consacrée à achever le retrait de la force, précise le rapport.
Les provinces du Nord, du Sud-Kivu et de l’Ituri sont les grands points de fixation des violences dans l’est de la RDC depuis 25 ans.
L’armée avait annoncé la semaine dernière des opérations d'”envergure” dans la région de Beni, également frappée par une épidémie d’Ebola depuis le 1er août 2018.
L’Etat islamique a revendiqué certaines attaques des ADF depuis le début de l’année, sans preuve irréfutable d’une affiliation des ADF à un quelconque “groupe État islamique – province d’Afrique centrale”.

Avec BBC Afrique

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