RCA : retranchement de l’ancien Président François Bozizé à Bossangoa, des rumeurs de coup d’État enflent à Bangui

Publié le 14 décembre 2020 , 5:46
Mis à jour le: 14 décembre 2020 5:46
l'ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l'incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC - Cyrille Jefferson Yapendé
l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 14 décembre 2020, 11:39:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après l’invalidation de son dossier de candidature par la cour constitutionnelle le 3 décembre dernier, puis sa rencontre avec le chef rebelle Mahamat Alkhatim, l’ancien Président de la République François Bozizé s’est retranché dans son fief de Bossangoa, capitale provinciale de l’Ouham. Il accuse le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA de vouloir l’empêcher de rentrer dans la capitale, et interpelle les chefs d’État de la CEEAC sur la tension préélectorale qui prévaut dans son pays. Or, dans les rues de la capitale, le retrait de l’ancien Président de Bangui alimente des rumeurs sur ses  intentions réelles. Pourquoi ?

 

24 heures après l’invalidation de son dossier de candidature  par la Cour constitutionnelle, l’ancien Président François Bozizé avait rencontré, dans la nuit du jeudi à vendredi 4 décembre,  à Kaga-Bandoro, le chef rebelle Mahamat Alkhatim, chef d’État major du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC). Après leur entretien, le libérateur en chef, président du KNK  avait parcouru les villes de Sido, de Kabo puis de Batangafo avant de se retrancher à Bossangoa, où il avait tenu un meeting populaire dimanche 6 décembre 2020. Or, 48 heures plutôt, à Bangui, les gardes présidentiels, appuyés par les miliciens « REQUINS », habillés aux tenues du sixième bataillon de l’armée nationale, avaient perquisitionné le domicile de l’ancien Président au quartier 100 logements, puis de son fils au quartier Sassara, à la sortie nord de la capitale. Des réactions sur ce renforcement des militaires dans la capitale ont été enregistré, , notamment de l’ancien Président François Bozizé et de la coalition de l’opposition démocratique qui dénonce un harcèlement du pouvoir.

Une semaine plus tard, une mission conjointe de la communauté des économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) a rencontré l’ancien Président François Bozizé dans son fief de Bossangoa. Selon le Représentant des nations unies pour l’Afrique centrale, l’objectif de leur rencontre avec le leader du KNK est de lui demander sa posture  après l’arrêt de la cour constitutionnelle et son multiple déplacements  dans la région….

Cependant, dans la capitale et sur les réseaux sociaux, des rumeurs enflent  sur les intentions réelles du leader du KNK François Bozizé. Certains pensent qu’il serait en train de recruter discrètement des hommes dans la région pour former une milice armée, tandis que d’autres estiment qu’il serait prêt à rentrer déjà à Bangui avec plus de 10 000 hommes lourdement armés avant les élections du 27 décembre 2020.

Interrogé par CNC, un cadre influent du parti de l’ancien Président estime que toutes ces allégations ne sont que des mensonges alimentés par le pouvoir dans le seul but de culpabiliser et salir l’image de leur leader François Bozizé.

Selon notre correspondant à Bossangoa, l’ancien Président n’est plus visible dans la ville, contrairement aux rumeurs qui circulent dans la capitale.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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