RCA : regain de tension entre Bozizé et Touadera après l’incident du stade omnisport

Publié le 22 novembre 2020 , 4:21
Mis à jour le: 22 novembre 2020 4:21
l'ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l'incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC - Cyrille Jefferson Yapendé
l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 22 novembre 2020, 10:03:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La tension est vive depuis samedi après-midi entre l’ancien Président de la République, le général François Bozizé, et le chef de l’État, le professeur Faustin Archange TOUADERA. En toile de fond, l’incident armé qui avait eu lieu samedi entre les éléments de la garde présidentielle et leurs collègues de la sécurité personnelle de l’ancien Président François Bozizé. Le premier accuse le second, et les deux  se rejettent la balle.

 

Selon l’ancien Président François Bozizé,  cette manière de faire risquerait  de compromettre  le bon déroulement  des élections « puisqu’un général qui se permet de faire des choses de ce genre  ne pourra pas le faire  sans l’autorisation  de son chef », en l’occurrence le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

En effet, selon François Bozizé, dans la matinée du samedi 21 novembre, il se trouvait  au stade omnisport où se déroulait  la cérémonie d’obsèques de l’épouse  de monsieur Jean-Serge Bokassa. Tout se déroulait dans le calme en présence de la première Dame, l’épouse du chef de l’État jusqu’à la période du dépôt des gerbes où le général Alfred Service, directeur général de la garde présidentielle  faisait son entrée dans le stade d’une manière « bouillante » alors qu’il n’était pas invité par le service de protocole, a affirmé monsieur François Bozizé.

D’après lui,  le général Alfred Service s’est retiré brutalement de la salle quelques secondes après son entrée, suivi de la première dame qui s’est également retirée alors qu’elle n’avait pas encore déposé ses gerbes.

Au même moment, les éléments de sécurité de l’ancien Président lui faisaient savoir qu’il y’a une situation « délicate »   à l’extérieur.

« Quand je suis sorti du stade, j’ai rencontré le général Alfred Service, Directeur général de la sécurité présidentielle qui se chamaillait avec deux ou quatre éléments de ma sécurité rapprochés. Ensuite, voyant que c’est un général qui se chamaillait avec les éléments de ma sécurité,  j’ai dû intervenir pour les séparer et leur dire du calme. J’ai salué le général, et ce n’est que par la suite qu’on m’a rendu compte  que le général aurait ordonné  à ses éléments de briser la glace  de mon véhicule  et récupérer les armes. C’est ce qui a créé la dispute. », a déclaré l’ancien Président François Bozizé lors d’un point de presse qu’il a organisé quelques minutes après l’incident.

Selon lui, les gardes présidentiels avaient récupéré dans son véhicule trois armes de marques AK47 avec trois chargeurs bien garnis. C’est ainsi qu’il avait demandé au général Alfred Service de lui faire remettre  ces armes puisqu’elles sont destinées  à sa sécurité personnelle.

C’est ainsi que le général Service a réussi une quinzaine des minutes plus tard à récupérer ces armes  aux mains de ses éléments avant de lui remettre, puis quitter le lieu accompagné de ses éléments lourdement armés à bord d’un véhicule de la garde présidentielle.

« Indiscutablement, leur intention était de faire du mal dans la mesure où les éléments de ma sécurité rapprochée  qui gardaient le véhicule étaient au nombre de deux ou trois avec le chauffeur. Le reste de la sécurité était à l’intérieur du stade pour vivre la cérémonie proprement dite. La situation que nous vivons actuellement  je ne sais même pas  pourquoi, du moment que c’est le directeur général de la sécurité présidentielle, avec quelques éléments, et véhicule lourdement armé qui se mettent à  procéder à des tels actes, cela veut dire qu’il y’a quelque chose qui ne va pas », a déploré l’ancien chef d’État François Bozizé.

Du côté de la présidence de la République, aucun commentaire n’a été fait sur le sujet, seul le général Alfred Service qui a rejeté ces allégations, accusant l’ancien Président de vouloir circuler avec des éléments lourdement armés alors qu’il n’est pas autorisé à le faire.

La suite dans les prochains articles sur CNC.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

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Alain Nzilo

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