RCA : projet de la révision partielle du code électoral, des députés affirment avoir reçu des menaces

Publié le 22 septembre 2020 , 5:37
Mis à jour le: 22 septembre 2020 5:37

 

Le Président de l'assemblée nationale centrafricaine Moussa Laurent Gon-Baba. CopyrightDR
Le Président de l’assemblée nationale centrafricaine Moussa Laurent Gon-Baba. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, 22 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ).  À la veille du vote partiel à l’Assemblée nationale de certaines dispositions de la loi électorale soumise par le gouvernement, certains députés de l’opposition et de la majorité dénoncent des menaces proférées à leur encontre, et la tension est vive au sein du parlement centrafricain.

 

Convoqués en session extraordinaire depuis vendredi 18 septembre par un décret présidentiel, les députés centrafricains sont appelés à réexaminer, et éventuellement adopter certaines dispositions  du code électoral voté par le parlement en août 2019 et promulgué  par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA quelques jours plus tard.

Cependant, à la veille du débat public à l’hémicycle, certains élus de l’opposition ainsi que ceux de la majorité affirment avoir reçu des messages de haine et de menaces proférées à leur encontre, ceci dans  un contexte de soupçon d’achat de conscience avant ce vote partiel de la loi électorale. C’est le cas du premier vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable député Jean-Symphorien MAPENZI qui, lors d’un point de presse organisé à Bangui, déclare que les députés vont voter en leur âme et conscience, et une poursuite sera engagée contre X pour que la lumière soit faite sur cette affaire de menace contre les députés.

« Je suis outré, je suis déçu de la part du comportement de certains de nos compatriotes qui profèrent des menaces. Moi-même j’ai reçu cinq messages de menaces, mais ça ne m’émeut pas.  Vous savez, ça ne va pas m’empêcher, ni nos collègues  de la majorité de faire leur travail. Nous avons été élus, le peuple nous a confié  cette mission de voter les lois, nous allons le faire en toute responsabilité sans peur. En plus, nous n’avons pas besoin de recevoir de la pression de quiconque de le faire, et nous le ferons.   Ce que nous déplorons, ce sont ces menaces »,  regrette l’honorable Jean-Symphorien MAPENZI

 

Notons qu’à moins de 24 heures du vote partiel de cette loi électorale, des soupçons de fraudes et d’achat de conscience pèsent depuis 48 heures sur l’Assemblée nationale. Les députés accusent le Président de l’Assemblée nationale d’avoir convoqué une réunion discrète avec certains députés,  lesquels ont reçu chacun une enveloppe contenant des billets de banque.

Affaire à suivre.

 

Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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