RCA : processus électoral, les députés s’inquiètent de la sécurité des candidats aux législatives, et convoquent les membres du gouvernement  

Publié le 20 février 2021 , 3:11
Mis à jour le: 20 février 2021 3:11
hémicycle de l'assemblée nationale lors du vote de la loi rectificative du code électoral le mercredi 23 septembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
hémicycle de l’assemblée nationale lors du vote de la loi rectificative du code électoral le mercredi 23 septembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 20 février 2021, 10:07:15 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les députés centrafricains, qui s’inquiètent de la sécurité des candidats aux législatives  du 14 mars prochain. Convoquent à l’Assemblée nationale les membres du gouvernement, de l’autorité nationale des élections et du cadre de concertation. Une rencontre qui ne rassure pas les élus de la nation même si le gouvernement une suite favorable.

 

L’équipe convoquée par les députés de Marie-Noëlle KOYARA, ministre de la Défense, Henri Wanzet Linguissara, ministre de la Sécurité publique, Augustin Yangana, ministre de l’Administration du territoire, Mathias Barthelemy Mourouba, Président de l’autorité nationale des élections  et le représentant de cadre de concertation.

Après plus de deux heures d’échange,  les députés ne sont pas convaincus des réponses du gouvernement sur la question de la sécurisation des élections.

« Vous savez, la situation est évolutive. Donc il y’a des opérations en cours. Les situations peuvent changer d’un moment à l’autre dans un sens comme dans l’autre. Donc nous attendons, c’est une préoccupation que nous avons fait part aux ministres… », a déclaré le député Symphorien Mapenzi, premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Pour les députés candidats à leur propre succession, le gouvernement doit réunir les conditions nécessaires pouvant permettre le bon déroulement de la campagne électorale sur toute l’étendue du territoire national. Pour illustration, Jean Symphorien Mapenzi met en exergue les incidents survenus lors des élections du 27 décembre 2020 :

« pour éviter ce qui s’est passé le 27 décembre dernier, ou 8 de nos collègues qui ont vu leur véhicule arraché, et leur matériel électoral de campagne confisqué….Et il y avait deux qui ont frôlé la mort : un a perdu sa jambe, et il y’a un autre qui est aujourd’hui entre la vie et la mort. Il n’y a pas que les députés en fonction. Tous les candidats, est-ce que la sécurité de tous les candidats va être assurée ? Non seulement la sécurité des candidats, la sécurité des élections aussi, c’est-à-dire la sécurité du scrutin à proprement    Parlé ».

Le ministre de l’Administration du territoire, Augustin Yangana  promet revenir devant  vers la représentation nationale  dans les prochains jours avec des réponses concrètes.

« Les inquiétude des uns et autres sont fondés parce que les députés veulent savoir si jusqu’au 27 février prochain ils seraient capables d’aller dans tout le pays battre campagne. Et si ce n’est  pas le cas, ou les candidats peuvent aller battre campagne de manière à leur éviter des risques supplémentaires . Et donc le gouvernement a pris acte des préoccupations  des députés et a promis de revenir vers eux lorsque le moment viendra pour répondre à ces questions », déclare-t-il.

Cette rencontre intervient au moment ou plus de 90 députés ont signé une requête demandant au Président Faustin Archange TOUADERA la convocation d’une session extraordinaire relative à la situation sécuritaire en prélude aux élections du 14 mars 2021.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

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Alain Nzilo

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