RCA : présence massive des éléments de l’UPC à 3 kilomètres de la ville d’Obo

Publié le 9 septembre 2020 , 7:50
Mis à jour le: 9 septembre 2020 7:50
DeDes combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR
Image d’illustration des combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR

 

Obo, République centrafricaine, mercredi 9 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La présence d’une centaine des éléments rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) a été signalée ce mardi 8 septembre 2020 à moins de 4 kilomètres de la ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, à l’extrême sud-est de la RCA.

 

Mardi 8 septembre, dans la matinée, deux jeunes cultivateurs, de retour chez eux à Obo, après avoir passé la nuit dans leur ferme, ont été interceptés par un groupe d’hommes lourdement armés à 3 kilomètres de la ville d’Obo sur l’axe Mboki.

Les assaillants, habillés en tenues de treillis militaire, identiques à celle des soldats FACA,  et coiffés de bérets rouges, ont été identifiés formellement comme des rebelles de l’UPC.

Interrogés, les deux témoins ont expliqué que parmi ces rebelles, seules une personne qui savait parler sango, la langue nationale, et les autres ne parlaient que peul. Ils auraient expliqué qu’ils rentraient à Mboki après avoir passé des mois aux frontières.

Finalement, on a compris à la fin que c’est la relève de l’UPC qui venait de passer à moins de 4 kilomètres de la ville d’Obo, laquelle sont basés un important détachement des soldats FACA et les Casques bleus de la Minusca.

À la fin, les deux jeunes ont expliqué que les assaillants auraient récupéré leur bicyclette pour aller transporter leur chef qui serait derrière et totalement fatigué. Mais qui est ce chef qui est plus fatigué que ces hommes ? Difficile à savoir. Mais des sources au sein de l’UPC ont indiqué que c’est l’autoproclamé général Hassan Guenderou qui est à la tête du contingent de l’UPC à la frontière de la RCA avec le Soudan, y compris la RDC. Ce général avait expliqué que son détachement dans ces localités serait un acte de punition de la part de son chef Ali Darassa.

Rappelons qu’au mois de mai dernier, les soldats de l’armée nationale, appuyés par les Casques bleus de la Minusca,  ont repoussé à trois reprises les attaques des éléments rebelles de l’UPC contre leur position à Obo. 9 assaillants avaient été capturés et transférés dans la capitale Bangui pour être jugés et punis conformément à la loi en vigueur.

 

Martin Kourou

Correspondant du CNC à Obo

Alain Nzilo

Directeur de publications du CNC

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