RCA : Obo, Ali Darassa hausse le ton contre le gouvernement et accuse les Faca d’avoir commis de bavures.

Publié le 1 juin 2020 , 1:46
Mis à jour le: 1 juin 2020 1:46
arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019 avec ses nombreux gardes du corps par bertrand yékoua du cnc
arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.

 

Obo (Corbeaunews-Centrafrique) – Dans un communiqué publié en date du 28 mai 2020, le chef d’État major de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa « dénonce une fois de plus le comportement irresponsable de certains hauts cadres du gouvernement qui, via les réseaux sociaux, la presse écrite et télévisée, divulgue les fausses informations et diffament le nom du mouvement UPC ». Selon lui, les événements produits à Obo ayant conduit à l’arrestation de 9 présumés combattants rebelles de l’UPC n’est qu’une simple révolte de la « minorité» contre les soldats Faca suite à l’assassinat d’une jeune moto taximan le 18 mai.

 

Selon le porte-parole de la Minusca, mission des Nations unies en République centrafricaine, l’offensive militaire dirigée contre les positions des soldats Faca le 20 mai dernier  à Obo,  dans le Haut-Mbomou, serait menée par des combattants rebelles de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique). Avec l’appui des Casques bleus de la Minusca, celle-ci avait été repoussée par les soldats Faca,  et une dizaine des assaillants ont été tués, et d’autres capturés. Or, le chef d’État major de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa, dans son communiqué du 28 mai, dénonce avec fermeté cette information qu’il qualifie de véritable diffamation à l’égard de l’UPC.

D’après lui, lors des violents affrontements qui ont opposé les forces de défense nationale aux présumés combattants rebelles de l’UPC à Obo, chef-lieu de la préfecture de Haut-Mbomou, aucun combattant de l’UPC combattait aux côtés des assaillants, encore moins des forces de l’ordre: « l’UPC n’est en aucun cas impliquée dans le triste événement d’Obo, car c’est le général d’armée Ali Darassa Mahamat qui avait contribué au redéploiement des Faca, des gendarmes et les policiers dans la zone d’Obo pour protéger la population civile », précise le communiqué de l’UPC.

Toutefois, le chef rebelle Ali Darassa, qui se dit attaché à l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine (APPR-RCA), dénonce avec fermeté les propos diffamatoires à l’égard de l’UPC de certains hauts cadres du gouvernement : « Le général d’armée Ali Darassa Mahamat dénonce une fois de plus le comportement irresponsable de certains hauts cadres du gouvernement qui, via les réseaux sociaux, la presse écrite et télévisée, divulgue les fausses informations et diffament le nom du mouvement UPC. Ces derniers sont depuis fort longtemps en train de malmener une partie de ladite population et diffusent des raisons imaginaires qui n’ont aucune correspondance avec la réalité du terrain ».

Cependant, le chef rebelle Ali Darassa, soupçonné de vouloir étendre sa conquête dans le Haut-Mbomou en attaquant la ville de Obo, à la frontière avec le Soudan du Sud, accuse à son tour les soldats Faca d’avoir commis délibérément des bavures sur la population civile : « les Faca ont exécuté un jeune mototaximan en date du 18 mai 2020, cela a entraîné la révolte de la minorité. Ensuite, cette minorité innocente est traquée, chassée, tuée, leur maison et boutique incendiée, certains sont en fuite vers Mboki, d’autres, égarés dans la brousse, et d’autres, arrêtés  arbitrairement et transférés à Bangui ».

Affaire à suivre.

 

Anselme Mbata

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