RCA : nouvelles manifestations des agents tablettes devant le siège de l’autorité nationale des élections (ÂNE)

Publié le 18 septembre 2020 , 8:45
Mis à jour le: 18 septembre 2020 8:45
grève des agenrts recenseurs devant le siège de l'autorité nationale des élections (ANE) à Bangui, le vendredi 10 septembre 2020
Devant l’autorité nationale des élections à Bangui, le 10 septembre 2020. Photo CNC / Valerien

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi 18 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis deux semaines, les agents tablettes n’ont cessé  de réclamer le paiement du reliquat de leur per diem  et les jours supplémentaires qu’ils ont effectués sur le terrain lors des opérations du recensement électoral dans les villes de province, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Vendredi 18 septembre 2020, aux environs de 9 heures, plusieurs dizaines des agents tablettes ont pris d’assaut et  siège national de l’autorité nationale des élections (ÂNE) au centre-ville de Bangui.

Avec des casseroles et des sifflets, les manifestants ont exigé le paiement immédiat de leur reliquat et des jours supplémentaires  qu’ils ont effectué sur le terrain dans différentes villes de province.

« Nous avons déposé nos requêtes auprès de l’ÂNE depuis à peu près trois semaines, et elle n’a pas réagi. Elle nous a demandé d’aller voir le PNUD. La fois dernière, nous étions au bureau du PNUD, on a rencontré des responsables qui nous ont dit que l’ÂNE n’a pas encore traité les dossiers. Nous, les agents tablettes, nous nous sommes regroupé ce jour pour réclamer le paiement de leurs jours supplémentaires », a déclaré une manifestante.

Sur place, un autre groupe des agents tablettes, notamment ceux de Kabo et de Sido réclament quant à eux le paiement de leur reliquat : «  On a fait un mois et deux semaines,  et donc jusqu’à ce jour on n’a pas encore retrouvé notre salaire. C’est pourquoi nous le réclamons. D’ailleurs, si l’on paye notre salaire, ça reste encore notre requête», s’alarme un autre manifestant.

 Notons que les opérations du recensement ont démarré depuis le mois de juillet 2020, et se poursuivent dans trois préfectures du pays, mais également à l’étranger, avec un retard considérable dans le processus. Ce qui a amené l’ÂNE a demandé un délai supplémentaire de 12 jours pour finaliser le fichier électoral afin que les électeurs puissent voter dans le délai constitutionnel. Pendant ce temps, certaines voix s’élèvent pour dénoncer ce retard qu’elles jugent difficile à combler en 12 jours.

 

Par  Silver Anselme DERYO DJERAMBAYE

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