RCA : nouvelle manifestation des  agents tablettes devant le siège de l’ÂNE à Bangui

Publié le 21 septembre 2020 , 8:31
Mis à jour le: 21 septembre 2020 8:32
grève des agenrts recenseurs devant le siège de l'autorité nationale des élections (ANE) à Bangui, le vendredi 10 septembre 2020
Devant l’autorité nationale des élections à Bangui, le 10 septembre 2020. Photo CNC / Valerien

 

Bangui, République centrafricaine, lundi 21 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, rien ne va plus au sein de l’autorité nationale des élections (ÂNE). Depuis plusieurs semaines, des manifestations des agents tablettes et agents recenseurs se succèdent devant son siège à Bangui. Ce lundi, c’est le tour des agents tablettes de la région de Moyenne Sido, de la Vakaga et de Kabo de se retrouver en masse devant le siège de l’Institution à Bangui pour réclamer le paiement de leur per diem .

 

Pour les manifestants, concernant le paiement de leur per diem qui s’élève à 210 000 francs CFA , il ne fait aucun doute, l’autorité nationale des élections est en train de les rouler dans la farine.

« Nous sommes rentrés à Bangui en retard parce que nous étions bloqués par les groupes armés et les agents recenseurs locaux qui exigent le paiement de leur per diem avant notre libération. Finalement, tout a été fait, et nous sommes rentrés depuis le 30 août 2020 à Bangui. Jusqu’à ce jour, nous avons fait trois semaines, et l’autorité nationale des élections n’a pas encore payé notre salaire qui s’élève à 210 000 francs CFA. Donc, nous sommes en train de revendiquer à ce que l’ÂNE puisse penser à régler notre dû », s’alarme un manifestant au micro du CNC.

Au même moment, au côté des agents tablettes, les conducteurs de véhicules loués par l’ÂNE manifestent aussi. Ils réclament le paiement non seulement le reliquat des frais de location de leur véhicule, mais également de leur prime.

« C’est depuis le 6 juin 2020 que nous avons signé contrat avec l’ÂNE, et elle a payé 50%avant notre départ pour les villes de province. Ensuite, elle a promis de s’occuper de nous, mais elle n’a pas tenu son engagement. J’ai fait plusieurs villes, notamment Bambari, Berberati…,  et jusque là elle n’a pas encore payé le véhicule. Le propriétaire a retiré son véhicule entre mes mains.  Depuis lors, je n’ai rien reçu. Nous demandons au PNUD de nous  payer car c’est lui qui nous a fourni de carburant, c’est notre droit », s’alarme un autre manifestant conducteur.

Joint au téléphone, l’ÂNE n’a pas souhaité commenter cette nouvelle manifestation des agents tablettes et des conducteurs de véhicules.

Du côté des manifestants, ils ont promis de revenir dans les prochains jours afin de mettre la pression sur l’ÂNE si leur paiement n’est pas effectué.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur.

Alain Nzilo

Directeur de publications

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