RCA : Nana-Mambéré, la Minusca se lance à la poursuite du chef rebelle Abas Sidiki.

Publié le 18 mai 2020 , 1:42
Mis à jour le: 18 mai 2020 1:42
Abass Sidiki, chef d'État major du mouvement 3R, le 11 juin 2019 à Kouoi, dans la préfecture de l'Ouham-Pendé. Photo CNC / Gervais Lenga
Abass Sidiki, chef d’État major du mouvement 3R, le 11 juin 2019 à Kouoi, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bouar (République centrafricaine ) – Il a un nom, et un visage. Il s’appelle Abas Sidiki. Il est le chef d’État major et coordonnateur du mouvement rebelle 3R (Retour, réclamation et réhabilitation). Il court toujours, et les forces de la Minusca tentent depuis 24 heures de le retrouver. Ses hommes, quant à eux, continuent malgré tout de semer le trouble au sein de la population du Nord-ouest.

 

Depuis le mois de novembre 2019, date à laquelle le patron du mouvement rebelle 3R avait été arrêté par les forces spéciales de la Minusca, puis placé en résidence surveillée à Bouar avec tous les attributs d’un chef d’État, le gouvernement centrafricain, dans son deal avec les chefs des groupes armés, n’a pas voulu lui faire croire qu’il a été arrêté. Mais cela ne va pas durer. Six mois plus tard, ce mercredi 13 mai, vers 16 heures, le chef rebelle réitère son action et prend la fuite miraculeusement alors qu’il faisait partie du cortège du ministre de la sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara, de retour d’une visite à Cantonnier, une ville frontalière avec le Cameroun.

Depuis cette date, l’homme devient introuvable, mais des sources sécuritaires ont indiqué à CNC qu’il serait dans la sous-préfecture de koui, anciennement appelée de Gaulle. Cependant, une colonne des véhicules de patrouille de la Minusca est allée le chercher dans plusieurs localités de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé, mais l’homme est toujours introuvable.

« C’est désormais une course poursuite qui est lancée », lâche un élément de la Minusca contacté au téléphone par CNC. Cependant, le gouvernement de Firmin NGRÉBADA, auquel le chef rebelle fait partie, n’a pas encore réagi, y compris les médias proches du pouvoir.

Affaire à suivre.

 

Gervais Lenga

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