RCA : Martial Pabandji, Directeur national de campagne de l’UNDP, accusé de faux diplôme

Publié le 27 novembre 2020 , 8:01
Mis à jour le: 27 novembre 2020 8:01

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 27 novembre 2020, 13:47:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En Septembre 2020, Monsieur Martial PABANDJI annonçait en grande prompte sur les réseaux sociaux être désormais « Docteur » en Sciences de l’Information et de la Communication (SIC).

 

Martial PABANDJI prenait ainsi l’opinion publique à témoin de son succès en indiquant avoir soutenu sa thèse de Doctorat en SIC sur le thème “Les relations entre médias, journalistes et hommes politiques en Centrafrique, à l’ère de la militarisation du pouvoir” . Il précisait que sa thèse avait été soutenue à l’École Supérieure des Sciences et Techniques de l’information et de la Communication (ESSTIC) de Yaoundé et par visioconférence avec Université Panthéon-Assas Paris II.

 

Cependant, selon nos investigations, l’Université Panthéon-Assas Paris II nous a confirmé avoir formellement refusé que la thèse de Martial PABANDJI soit soutenue au motif que « son travail contenait de nombreux passages de plagiat… »

Sur base de ce refus, Martial PABANDJI a présenté sa thèse à l’ESSTIC avec le même sujet espérant que cet établissement serait moins regardant sur les nombreux passages de plagiat que contiennent sa thèse.

L’Université Panthéon-Assas Paris II et les chercheurs du Centre d’Analyse et de Recherche Interdisciplinaires sur les Médias (CARISM) devraient rapidement prendre contact avec leurs confrères de l’ESSTIC pour les aviser de la supercherie.

Rappelons que le Code pénal Centrafricain régit par les dispositions de la loi n°10.001 du 6 Janvier 2010 prévoit les sanctions pénales suivantes pour les cas de faux diplômes :

« Toute fraude ou tentative de fraude commise dans les examens et concours publics qui ont pour objet l’entrée dans une administration publique ou l’acquisition d’un diplôme délivré par l’Etat constitue un délit » (Article 360).

« Quiconque se sera rendu coupable d’un délit de cette nature, notamment en livrant à un tiers ou en communiquant, seulement avant l’ examen, le concours, à quelques-unes des parties intéressées le texte ou le sujet de l’épreuve ou bien en faisant usage de pièces fausses telles que diplômes, certificats, extraits de naissance ou autres, ou bien en substituant une tierce personne au véritable candidat, sera condamné à un emprisonnement d’un à trois ans et à une amende de 100.000 à 200.000 francs ou l’une de ces deux peines seulement » (Article 361).

Les cas de faux diplômes sont une plaie car ceux-ci décrédibilisent totalement les vrais diplômes obtenus dans les règles de l’art. C’est pourquoi ces cas de faux diplômes brandis devant une administration ou une entreprise en dehors de toute considération morale et éthique devraient être sanctionnés.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

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