RCA : manifestations de colère devant le HCR violemment réprimées par les forces de l’ordre à Bangui

Publié le 27 octobre 2020 , 11:24
Mis à jour le: 27 octobre 2020 1:42
les réfugiés en grève devant le HCR sur l'avenue Boganda le 8 septembre 2020 pour denoncer leur condition de vie après leur retour de brazzaville et de la rdc ù
Les réfugiés rapatriés devant le bureau du HCR à Bangui, le 8 septembre 2020. Photo CNC / Destin Ibrahim

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 octobre 2020, 17:18:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une nouvelle manifestation des réfugiés centrafricains rapatriés du Congo-Brazzaville a été brutalement réprimée lundi par les forces de l’ordre. Plusieurs manifestants ont été interpellés, et d’autres blessés. Que s’est-il passé ?

 

Les manifestants, à en croire leur déclaration, réclament leur prise en charge  promise par le gouvernement et le haut commissariat pour les réfugiés (HCR)  .  Selon eux, depuis leur rapatriement au pays, rien n’a été fait pour leur prise en charge ni du côté du HCR, encore moins du gouvernement.  Une situation qu’ils entendent dénoncer ce lundi 26 octobre devant le siège du HCR à Bangui, mais celle-ci a été violemment réprimée par les gendarmes qui avaient assiégé le lieu avant l’arrivée des manifestants.

Pour disperser la foule qui s’est constituée, les forces de l’ordre n’avaient pas hésité à faire des tirs d’intimidation avec leur arme de service achetée par les centrafricains, mais aussi brutaliser les manifestants. Certains sont interpellés, et d’autres blessés à coup de crosse.

Une bavure policière dénoncée par les manifestants qui réclament la justice.

« On est = allé pour réclamer  ce qui revient de nous de droit. À notre arrivée sur le pont de Bonuca, non loin du HCR, les forces de l’ordre nous ont barré la route. Les agents nous ont violentés. L’un d’entre eux m’a frappé  au bras avec son arme. Comme vous le voyez, j’ai le bras  bandé. Heureusement je me suis défendu, sinon il allait m’atteindre à la poitrine. Je demande à ce que la justice soit faite. Nous ne sommes pas des brigands », a déclaré l’un des manifestants aux médias.

Selon monsieur Jean-Bruno LOUMADÉ, secrétaire général du collectif des rapatriés centrafricain, le gouvernement, en commun accord avec l’ONG leur avait rassuré qu’on va leur construire  des maisons parce qu’il y a des gens, après cette crise,  ont perdu leur maison, ils ont perdu des parents  ils ont perdu des biens  ils se retrouvent à la merci de la nature.  Donc il fallait les assister. Et ils ont signé des documents, des procès-verbaux  des différents arrondissements, mais malheureusement  les clauses de ces signatures  n’ont pas été respectées.

Pour autant, les manifestants ont promis, en commun accord,  de revenir dans les prochains jours pour réclamer leur droit devant le HCR à Bangui.

Il y a lieu de noter que le CNC n’a pas pu contacter le bureau du HCR sur cette quatrième manifestation des réfugiés centrafricains rapatriés du Congo-Brazzaville.

 

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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