RCA : madame Clarisse Yapelego, Présidente du MESAN RÉFORMÉ, interpellé par la police ivoirienne et placée en détention

Publié le 3 mars 2021 , 3:03
Mis à jour le: 3 mars 2021 3:03
Madame Clarisse Yapelego à la maison d'arrêt de la Côte d'Ivoire, le 2 mars 2021. Photo CNC
Madame Clarisse Yapelego à la maison d’arrêt de la Côte d’Ivoire, le 2 mars 2021. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 mars 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Présidente du parti centrafricain MESAN RÉFORMÉ, et ancienne Directrice commerciale de COMIGEM  , madame Clarisse Yapelego est actuellement en détention en Côte d’Ivoire à la prison centrale de Maca depuis la mi-février. Interpellée dans une affaire « d’arnaques de 99 Ivoiriens pour une affaire de visa », madame Clarisse Yapelego avait été torturée durant plusieurs jours au commissariat avant d’être placée en détention à la Maca.   

 

Depuis un an, madame Clarisse Yapelego avait signé un contrat d’apporteur d’affaire avec une grande école française LE CEDS à Paris. Elle devrait donc représenter cette école en Côte d’Ivoire. Ensemble avec Mme Florence Gabay et Fouad Nora, elles avaient élaboré un programme de formation pour femme tout public et étudiant. Mais une fois en Côte d’Ivoire, madame Clarisse Yapelego  a rencontré le ministre ivoirien de la Communication, porte-parole du gouvernement ivoiriens. À ce sujet, elle  lui proposant d’inscrire les journalistes et les fonctionnaires de son ministère à leur formation, il était très intéressé. Mais à cette époque,  tous les dignitaires ivoiriens étaient en campagne présidentielle, du coup il fallait attendre.

Entre-temps puisqu’elle avait fait larges publications, beaucoup d’ivoiriens ce sont inscrits, mais par contre ils ont refusé de payer les frais d’inscription, disant qu’ils le feront qu’après l’obtention de leur visa. La société Clarisse Yapelego a donc avancé les frais d’inscription afin que l’école qui refuse de délivrer la lettre d’acceptation avant paiement puisse nous délivrer la lettre qui permettra aux étudiants d’obtenir leurs visas pour la France.

Pendant ce temps, madame Clarisse a bien ficelé le dossier de chaque étudiant, ils étaient au nombre de 99.

Ainsi, par malheur, le consulat de France leur a refusé à tous le visa d’entrée en France pour diverses raisons.

Aujourd’hui, l’état de Côte d’Ivoire accuse, Madame Clarisse Yapelego, « d’arnaques de 99 Ivoiriens » pour une affaire de visa.

« Il n’a jamais été question d’une affaire de visa, mais bien d’une formation en France au sein d’une grande école dont ils n’ont pas du tout payé les frais de scolarité », clarifie madame Yapelego, joint par notre correspondant en Côte d’Ivoire.

 

Mais comment elle a pu être arrêtée en Côte d’Ivoire

 

« J’étais en France quand la plainte avait été déposée. Mais avocats Parisiens m’ont déconseillé de revenir en Côte d’Ivoire pour répondre à cette convocation, j’ai dit non, je suis une responsabilite je dois y répondre. J’étais tellement sûre de mon innocence que j’ai pris mon avion le 10 février 2021 pour la Côte d’Ivoire ! Je passa un coup de fil le samedi 14 février à la police économique qui m’a orientée vers le lieutenant en charge du dossier pour lui dire que je suis de retour en Côte d’Ivoire et prendre rendez-vous avec lui pour être auditionnée. 

Le Rendez-vous est donc fixé pour le lundi 15 février 2021. Je me suis présenté et ils m’ont arrêté et déféré à la MACA ! », relate Madame Clarisse Yapelego. Elle assure qu’elle a passé 3 jours au sein de la police économique pour y subir des tortures.

« J’ai eu beaucoup de coups et blessures », affirme-t-elle.

 

Mais qui sont derrière cette affaire ?

Dossier à suivre….

 

 

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