RCA : les groupes armés se retirent collectivement du gouvernement de Firmin NGRÉBADA.

le premier ministre firmin ngrebada à bangui le 18 avril 2020 par la primature de la république centrafricaine
le premier ministre firmin ngrebada à bangui le 18 avril 2020 par la primature de la république centrafricaine

 

Bangui (République centrafricaine ) – Dans un communiqué publié ce vendredi 24 avril, les groupes armés, signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), ont annoncé, dans un ton peu cordial, la suspension de leur participation au gouvernement « d’union nationale » dirigée par Firmin NGRÉBADA. Un véritable coup fatal pour la paix en République centrafricaine.

 

Après la signature, le 06 février 2019,  de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine (APPR-RCA), un gouvernement de large ouverture, dirigé par Firmin NGRÉBADA, ex-directeur de cabinet du chef de l’État,  avait été formé, incluant plusieurs représentants des 14 groupes armés, signataires dudit accord, conformément aux engagements pris par les parties signataires.

Mais ce vendredi 24 avril, contre toute attente, les principaux groupes armés, signataires de cet APPR-RCA, ont décidé unanimement de suspendre leur participation au gouvernement de large ouverture formé par monsieur Firmin NGRÉBADA, un mois après la signature de l’accord de Khartoum.

Selon eux, « l’échec de la mise en œuvre de l’APPR-RCA concerne surtout la gestion et l’opérationnalisation des arrangements sécuritaires transitoires, les unités spéciales mixtes de sécurité (USMS),  mentionnées aux articles 16 et 17 de lAPPRRCA”.

Sans détour, les signataires dudit communiqué ont indiqué aussi que la commission sur l’harmonisation des grades et sur l’intégration et la réintégration des leaders et des éléments des groupes armés dans les    De Sécurité et de Défense et dans la fonction publique de l’État et territoriale n’a jamais été mise en place, seize mois après la signature de l’APPR-RCA. De plus, la commission inclusive qui, selon l’article 11 de l’APPR-RCA, est « chargée d’examiner tous les aspects liés aux événements tragiques du conflit en République centrafricaine, de qualifier et de proposer toute action susceptible d’être prise en matière de justice et qui doit soumettre son rapport à la CVJRR » n’a été qu’une coquille vide : cette commission n’a jamais fonctionné faute des moyens.

D’après eux, le régime de Touadera n’est pas « un acteur cohérent dans ses agissements ». En ce sens, ils décident de suspendre leur participation dans le gouvernement actuel, mais également dans  les différents organes.

 

Affaire à suivre.

 

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