RCA :  le nécessaire dialogue ou la poursuite de la guerre ?

Publié le 18 janvier 2021 , 2:18
Mis à jour le: 18 janvier 2021 2:18
Le président Faustin-Archange Touadéra, candidat à un second mandat le 27 décembre 2020, lors d’un meeting à Bangui, le 19 décembre 2020.  
Le président Faustin-Archange Touadéra, candidat à un second mandat le 27 décembre 2020, lors d’un meeting à Bangui, le 19 décembre 2020.   CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 janvier 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). « On est en guerre » avait déclaré le président Touadéra lors de son traditionnel discours de fin d’année sur un ton dur aux sourcils foncés. Depuis lors, le numéro un centrafricain multiplie les campagnes et les contacts afin d’obtenir ce qui est nécessaire pour « en finir » avec la CPC de l’ancien président François Bozizé.

 

Deux semaines après l’état de guerre décrété par le Chef de l’Etat sortant, la CPC se met à l’assaut contre la capitale Bangui. Un violent affrontement contre les positions des casques bleus a secoué la capitale centrafricaine qui était au bord de l’implosion.

Les hommes de la CPC sont en millier dans la capitale centrafricaine si l’on doit croire aux dires d’un de leur porte-parole sur Africa Radio et repris largement sur les réseaux sociaux.

Au regard de la situation sécuritaire plus qu’inquiétante de la capitale politique du pays, des politiciens avertis ont écrit au Chef de l’Etat en fonction pour convoquer une large concertation afin de faire face à la guerre décrétée par les « hommes sans foi, ni loi » de la CPC.

Si les appels à l’union sacrée se multiplient, l’homme du 30 Mars est resté de marbre. Touadéra veut poursuivre la guerre même en pleine capitale aussi longtemps que la Russie assure de son soutien et que la MINUSCA est dans la cadence.

La question qui se pose avec acuité est de savoir si le président Touadéra dispose des moyens afin de remporter cette guerre ? Si le Chef de l’Etat avait évoqué une éventuelle victoire face à une « guerre asymétrique », il n’en demeure pas moins que la tactique adoptée par la CPC est la guérilla.

Comment le président centrafricain l’emportera si les adversaires en face donnent l’impression de mener une guerre urbaine pour la conquête du pouvoir ?

En toute objectivité, le dialogue s’impose pour le gouvernant centrafricain. Tant, cela permettra de décrisper la tension politique que de s’assurer du soutien nécessaire afin de combattre la horde des mercenaires.

Le problème qui se pose aujourd’hui est que le Chef d’Etat et ses soutiens perçoivent mal tout dialogue sociopolitique avec les Forces vives de la Nation. Pour le régime, discuter reviendra à un partage de gâteaux, ce que les extrémistes du régime du 30 Mars ne veulent pas entendre.

Au demeurant, il faut toujours s’habituer à croire le génie du Professeur Touadéra qui au bout de cinq ans a gouverné dans la confusion. Surement que pour cette fois, la méthode de l’homme du 30 Mars serait la meilleure et permettrait de gagner sans l’appui des principaux acteurs de la Nation.

Qui vivra verra en tout cas !

 

 

Par Aristide Bayang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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