RCA : le général Bobo, chef de 3R,  dénonce le communiqué du parquet général et annonce qu’il n’est pas arrêté

Publié le 15 avril 2021 , 9:39
Mis à jour le: 15 avril 2021 9:39
Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC
Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 avril 2021, 07:00:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans un communiqué publié ce jeudi 15 avril par la cour d’appel de Bangui, le parquet général annonce que les éléments des forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais  ont interpellé, le 26 mars et le 5 avril 2021,  quatre mercenaires étrangers qui sont des officiers du mouvement armé 3R, fondé par le défunt chef rebelle Abas Sidiki. Selon le parquet général, parmi les suspects arrêtés, figurait l’autoproclamé général Bobo, le nouveau chef du mouvement 3R. Sauf que ce chef rebelle en le joignant par la rédaction du CNC, affirme le contraire.

 

« Je suis toujours en vie, et actuellement dans notre base entourée de mes éléments. Je ne suis pas arrêté par les forces loyalistes. Ceci est un gros mensonge », affirme à CNC le nouveau chef de 3R, le général Bobo.

D’après les images des suspects capturés et publiées sur les réseaux sociaux par les éléments des forces de l’ordre, aucun d’entre eux ressemble à général Bobo, encore moins aux combattants rebelles de 3R. Mais pour le parquet général, il ne fait aucun doute, ce sont bel et bien des rebelles de 3R capturés par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais lors de  leurs offensives et ratissages dans les chantiers miniers dans les sous-préfectures de « Aba» et de « NIEM », dans la préfecture de la NANA-MAMBERE, au nord-ouest de la RCA.

 

À lire aussi : RCA : le parquet général annonce l’arrestation du général Bobo, successeur d’Abbas Sidiki et ses trois complices

 

Pour de nombreux témoins, les soi-disant rebelles arrêtés par les loyalistes sont des artisans miniers étrangers d’Afrique de l’ouest  qui sont venus sur des chantiers pour des activités d’extraction frauduleuse d’or et diamant, parfois taxée et supervisée par le 3R.

Pour les étudiants de l’Université de Bangui, si la justice se met à mentir au nom du peuple centrafricain, la RCA n’est plus un pays souverain.

« La justice est le dernier refuge du peuple meurtri. Si elle se plonge dans des mensonges, c’est que le pays n’a plus raison d’exister », s’alarme Pierre Moukoura, un Étudiant en droit à l’Université de Bangui.

Notons que depuis que le régime centrafricain collabore avec les autorités russes, on assiste à un déferlement de manipulation et de mensonge sur les réseaux sociaux que dans les administrations publique.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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