RCA : l’association des jeunes filles sourdes se  mobilise pour le respect de leur droit  

Publié le 14 septembre 2021 , 7:30
Mis à jour le: 14 septembre 2021 11:13

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi 15 septembre 2021, 02:07:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ).  c’est ici dans le quartier combattant que l’on peut retrouver l’association nationale « la main des sourds et muets pour le travail et le développement de Centrafrique » ainsi que « l’association des jeunes fille sourde pour la solidarité et l’inclusion en Centrafrique » que dirige Teresa Pana, jeune centraficaine âgé de 24 ans. Au nombre de 60,  les adhérentes se retrouvent régulièrement autour d’activités communes :

Réunion de l'Association centrafricaine des femmes sourdes et muettes
Réunion de l’Association centrafricaine des femmes sourdes et muettes

 

« Nous travaillons beaucoup plus avec des sourds, premièrement. Nous avons remarqué que l ont été marginalisés dans la société.  c’est pour cela que nous voulons vraiment les aider à sortir de cette état de marginalisation en les aidant à travers des différentes formations dans plusieurs domaines d’activités ».

Selon l’institut centrafricain des statistiques et les études économiques et sociales, 21000 sourds  muets ont été recensés en 2003.

En revanche, il n’existe qu’une unique école à Bangui qui dispense des cours en langue des signes, et ce jusqu’à classe de CM2 uniquement.  Elle est sous tutelle du ministère des affaires sociales.

Les personnes sourdes et muettes n’ont donc pas la possibilité de faire des études secondaires ni universitaire. Il n’existe pas non plus un endroit spécialisé d’apprentissage de la langue. Une situation déplorée, considéré comme l’un des facteurs freinant leur émancipation et leur intégration dans la société.

«  Si j’avais eu cette possibilité d’aller à l’université, je choisirais d’être docteur. Donc je choisirais la médecine parce qu’à travers la médecine je peux remédier aux problèmes de santé, surtout des personnes sourdes parce que nous rencontrons des problèmes lorsque nous allons à l’hôpital. Les compréhensions, le manque de communication entre nous … ».

Afin de compenser au manque d’éducation scolaire et professionnelle de ces personnes vivant avec handicap, l’association s’investit et propos des formations métiers tels que le maraîchage, la couture, l’élevage, la broderie ou encore la coiffure. Elles participent également à des sciences d’atelier de promotion de la santé sexuelle et reproductive avec ou encore à des conférences débats initiés par la Minusca, permettant de leur offrir une tribune pour s’exprimer sur les difficultés rencontrées et les réponses à apporter.

Ces rencontres souvent réalisées dans le cadre de journées internationales telles que la journée mondiale des sourds ont aussi pour objectif de mettre à leur disposition des outils favorisant la communication tels que la réalisation et la mise à disposition de boîtes à images.  Ces échanges permettant de les impliquer dans des activités nationales, se font avec la présence d’interprètes bénévoles, sans qui la communication serait quasiment impossible.

« Nous travaillons la plus part de temps en bénévolat.  Pour un autre travail auprès de l’organisation des personnes sourdes consiste à les appuyer dans les recherches des aides techniques et financiers pour leur activité la réalisation des activités qui puisse les aider dans la vie quotidienne.

La république centrafricaine a signé la convention des nations unies relative aux droits des personnes handicapées. La constitution prévoit le droit à l’égalité pour tous y compris des personnes en situation de handicap. Les droits à l’emploi à l’éducation pour tous sont également garantis dont le préambule de la constitution. La république centrafricaine disposent de nombreux textes de lois qui traitent directement du handicap. Les principaux sont la loi numéro 0 0 007 du 20 décembre 2000 sur la promotion et la protection des droits et des personnes handicapées mais c’est ensemble de textes ne permettent pas encore de garantir l’égalité des personnes handicapées devant la loi,  la reconnaissance de leur responsabilité juridique et la jouissance de toutes les libertés individuelles et collectives. En dépit de ces difficultés, teresa pana et ses pairs ont décidé de surmonter les obstacles en réalisant des actions coup de poing dans leur communauté pour se faire entendre et démontrer qu’elles ont toute leur place dans la société.

 

  1. Y. Ibrahim avec la Minusca

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

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