RCA : l’aéroport international de Bangui Mpoko privatisé à la société turque Damnus

Publié le 14 novembre 2020 , 5:51
Mis à jour le: 14 novembre 2020 5:51
aéroport international de Bangui Mpoko excellent
Vue de l’aéroport international de Bangui Mpoko, en République centrafricaine.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 14 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Selon le site du journal panafricain Africa Intellégence, le gouvernement centrafricain vient de sélectionner le groupe tire Damnus pour assurer la gestion et l’exploitation de l’aéroport international de Bangui Mpko pour les trente prochaines années.

 

D’après ce journal panafricain, Damnus sera également chargé d’assurer les travaux d’extensions et déménagements du terminal de l’aéroport. Estimés à près de 30 millions d’euros et financés par ladite société turque, ces travaux  devront être réalisés dans les deux ans à compter de la signature du contrat, et le groupe tire jouira dune marge de manœuvre importante et pourra faire appel aux entrepreneurs de son choix.

Selon la convention de mise en œuvre passée entre le groupe turc et le gouvernement centrafricain en date du 23 octobre, durant les trente ans que durera la période d’exploitation, le groupe turc touchera notamment 7o % des revenus des frais de service passager, ainsi que de 100% des revenus de manutention au sol, de fret ainsi que du stationnement.

Dès la publication de l’article du journal panafricain en ligne, plusieurs réactions sont entendues dans le pays, notamment de la classe politique centrafricaine, mais également des Centrafricains.

 

 

« J’apprends, comme un cauchemar, la mise en concession de l’exploitation de l’aéroport de Bangui au profit d’une société turque. Je précise qu’une mise en concession, en soi, n’est pas inédite. Cependant, il y a des exigences légales de transparence et de sauvegarde de l’intérêt général.

La seule dénonciation de cette opération dans un mémorandum par les employés de l’Asecna, avec des éléments irréfutables, suffit à jeter le doute sur sa pertinence , sa transparence ainsi que la procédure engagée en tenant compte de ces exigences légales.

À l’évidence, la Centrafrique, notre pays, est devenue un champ ouvert qu’il faut brader toutes affaires cessantes.

Le plus affligeant, c’est de ne pouvoir compter ni sur le parlement pour mettre en place une commission parlementaire afin de faire la lumière sur ce scandale ni sur une quelconque information  judiciaire.

Nous assistons même à une sorte de résignation des différentes composantes de la nation, qui donnent l’impression d’avoir abdiqué d’elles-mêmes.

Je sonne ici le réveil de ce peuple. Après le scandale de la carte nationale d’identité, voici que s’ouvre un autre front », a déclaré sur les réseaux sociaux maître Crépin Mboli-Goumba, candidat à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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