RCA : La ville de Kaga-Bandoro engagée sur la voie de la paix et du vivre ensemble

Publié le 18 novembre 2020 , 2:47
Mis à jour le: 18 novembre 2020 2:47
La ville de Kaga Bandoro engagée sur la voie de la paix et du vivre ensemble
La ville de Kaga Bandoro engagée sur la voie de la paix et du vivre ensemble

 

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 18 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). La ville de Kaga-Bandoro, située au Centre de la République Centrafricaine, est désormais engagée sur la voie de la pacification et du vivre ensemble de ses communautés. En 2019, cette ville avait connu plusieurs cas de violences entre groupes armés, entre communautés et parfois entre éleveurs de bétails et agriculteurs. A l’origine de ces violences, l’absence d’activités socio-économiques pour les jeunes qui choisissent facilement d’intégrer les rangs des différents groupes armés et qui deviennent les principaux auteurs des exactions. A Kaga-Bandoro, les périodes des transhumances sont souvent dures à vivre pour la population civile car elles sont régulièrement accompagnées par des cas de vols de bétails entrainant souvent des représailles contre les habitants des villages.

 

Pour venir à bout de ces violences, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), qui a reçu le soutien financier de l’Union Européenne, a mis en œuvre de janvier à septembre 2020, le projet de Réduction de la Violence et Stabilisation des Communautés à Haut Risque Sécuritaire et aussi pour favoriser la résilience des communautés par la réintégration socio-économique de la jeunesse désœuvrée à risque de Kaga-Bandoro. Plus de 1300 personnes parmi lesquels près de 800 hommes et plus de 500 femmes âgées de 18 à 35 ans en sont bénéficiaires.

« Avec ce projet et grâce à l’engagement des jeunes et adultes issus de toutes les composantes de la population de Kaga-Bandoro, nous avons pu améliorer la situation sécuritaire et la résilience des communautés par la réintégration socio-économique de la jeunesse désœuvrée le plus souvent impliqués dans la violence à travers des petits revenus obtenus grâce aux activités de cash for work des formations professionnelles qui ont permis aux bénéficiaires d’avoir aujourd’hui chacun une activité génératrice de revenus », apprécie Gérard Nkurunziza, le Chef de Sous Bureau de OIM de Kaga-Bandoro.

Ce projet a eu pour réalisations la construction d’un centre des jeunes, d’un marché communautaire, d’un stade à deux tribunes, la canalisation suivie des poses des dalletes dans la ville de Kaga Bandoro. Il a permis en plus la formation de bénéficiaires sur la cohésion sociale, la coexistence pacifique, le dialogue inter/intracommunautaire, la communication non violente, la lutte contre les violences basées sur le genre, la citoyenneté et l’éducation civique. Rappelons que la forêt de Yagarandji sur l’axe Ndomété-Dékoa a été le symbole de l’insécurité à Kaga-Bandoro et ses alentours. Braquages, exactions sur les civils y étaient enregistrés au moins chaque semaine. La mise en œuvre de ce projet avec les activités de cash for work sur cet l’axe a largement contribué de réduire les braquages et autres incidents.

Notons que les activités du même projet se poursuit encore dans les villages Ndomété et Dissikou et dans la préfecture de la Kémo notamment à Guiffa, à Dékoa et à Sibut.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

Directeur de publications

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