RCA : La rencontre du Premier ministre avec les garants et facilitateurs du conflit centrafricain

Publié le 9 août 2020 , 1:18
Mis à jour le: 9 août 2020 3:40

 

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche 09 août 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il nous souviendra que le vendredi 17 juillet 2020, une vidéoconférence a regroupé le Premier ministre centrafricain, Firmin GREBADA, le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine(UA), l’Ambassadeur Smaïl Chergui et le Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de la paix, Jean-Pierre LACROIX.

 

Cette rencontre des têtes devant mener la voie pour la paix en République centrafricaine, fait rire quant à l’objet de leur discussion. Tant, la sécurité, priorité des priorités du candidat et président de la République Faustin Archange TOUADERA a été traitée comme un fil de couture pour une dame se parant pour une soirée épatante.

En réalité, en quelques lignes, le volet sécurité était passé sous les pieds des causeurs qui agrémentaient leur temps du weekend qui arrivait avec toutes les attentions possibles. Le sujet portait sur SIDIKI Abass dans le nord-ouest du pays en sang.

Est-ce de cette manière que ce chapitre devait pousser ceux qui aiment vraiment la paix, à en débattre ? Non. Au jamais non. Mais vu que la situation centrafricaine tend à devenir une marchandise d’Affaire, qui ne peut qu’attirer que ceux qui s’y plaisent, il y a lieu d’y réfléchir. Les élections sont la priorité pour le gouvernement et ceux qui lui donnent à manger.  En effet, tout le  monde appelle et pense aujourd’hui aux votes. Seulement, est-il possible que l’on choisisse des meneurs d’hommes qui aient toute la volonté de travailler avec courage, paix et conscience ?

L’on ne manquera pas de tenir compte de ce que la coordonnatrice de la plateforme Bê Oko a insinué :(L’opposition a exprimé sa ferme volonté d’aller aux élections à la date prévue et demande en même temps au président de la République d’organiser une concertation nationale avec les forces vives de la nation en vue d’arrêter un « chronogramme électoral plus réaliste ». En sus de cette idée, d’autres voies centrafricaines se sont élevées pour réclamer la même mesure. Pensez-vous que l’extérieur  dira autres choses si cette expression est commune et nationale ?

 

Nestor Grevickos

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