RCA :  La Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA a observé une forte augmentation du nombre des abus et de violations des droits de l’homme

Publié le 20 mai 2021 , 10:14
Mis à jour le: 20 mai 2021 10:14
Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.
Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 21 mai  2021, 103:06:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Durant la période du 11 au 17 mai, la MINUSCA a documenté 40 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 61 victimes (46 hommes, trois femmes, une fille, six victimes inconnues et cinq victimes collectives). La Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA (DDH) a observé une forte augmentation du nombre d’incidents et de victimes comparativement à la semaine précédente (23 incidents et 33 victimes).

 

Cette augmentation est liée aux missions d’investigation effectuées par les bureaux de terrain. Les préfectures les plus touchées sont la Mambéré-Kadéi (23 incidents avec 30 victimes), la Nana-Mambéré (quatre incidents avec huit victimes) et l’Ouham-Fafa (trois incidents et neuf victimes).

Les abus et violations enregistrés sont des cas de meurtres (quatre incidents et neuf victimes), de menace de mort (un incident et une victime), de viol (un incident et une victime), de blessés (deux incidents et sept victimes), d’atteintes à l’intégrité physique et de traitement cruel (14 incidents et 20 victimes), de confiscations de biens (trois incidents et trois victimes), de détention arbitraire de liberté (quatre incidents et sept victimes), d’enlèvement (quatre incidents et six victimes) et de destructions et de pillages (sept incidents et sept victimes).

Les auteurs présumés sont les groupes armés avec 22 incidents affectant 30 victimes: le 3R (19 incidents et 24 victimes), l’UPC (un incident et quatre victimes), les Anti- Balakas (un incident et une victime) et les groupes armés coalisés (un incident et une victime). Les agents de l’Etat et leurs alliés sont présumés auteurs de 18 incidents affectant 31 victimes.

  • La Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA a également publié cette semaine son rapport sur la situation générale des droits de l’homme et de la protection des civils en République centrafricaine (RCA) pour le mois d’avril 2021. Ce rapport mensuel fait état d’une hausse du nombre d’incidents et du nombre de victimes d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire par rapport au mois de mars.

Durant la période considérée, la DDH, y compris les Sections Violences Sexuelles liées au Conflit et Protection de l’Enfant, a enregistré 83 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté 158 civils (102 hommes, 30 groupes de victimes collectives, 15 femmes, sept filles, trois garçons, un mineur non identifié). En mars, 65 incidents et 124 victimes avaient été enregistrés.

Les groupes armés signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) sont présumés auteurs de 43 incidents (48,19% du nombre total d’incidents) ayant touché 64 victimes civiles (40,50% du nombre total de victimes). Le nombre d’abus commis par les groupes armés a connu une augmentation de 16,27% tandis que le nombre de victimes a connu une diminution de 23,80% comparativement au mois précédent (36 incidents et 84 victimes).

Les agents de l’Etat sont présumés auteurs de 36 incidents (43,37% du nombre total d’incidents) affectant 86 victimes (54,43% du nombre total de victimes). Le nombre de violations commises par les agents de l’Etat a augmenté de 22,22% et le nombre de victimes de 53,48% par rapport au mois précédent (28 incidents ayant affecté 40 victimes documentés).

Les abus et violations des droits de l’homme et du DIH documentés en avril sont des cas d’atteintes à la vie, des menaces de mort, des violences sexuelles liées au conflit, des traitements cruels, inhumains et dégradants, des cas de torture, des menaces à l’intégrité physique, des arrestations arbitraires, des expropriations et confiscation de propriétés, des enlèvements, des déni d’accès humanitaire et occupations illégales d’écoles, des destructions illégales et pillages, des taxations illégales et de recrutements et utilisations d’enfants dans les groupes armés.

Les préfectures les plus touchées sont la Nana-Mambéré, la Nana-Gribizi et la Ouaka (en mars, c’étaient le Mbomou, l’Ouham, la Ouaka et la Mambéré Kadeï).

 

SOURCES: BUREAUX RÉGIONAUX  DE LA MINUSCA

 

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