RCA : Kaga-Bandoro, les rebelles sont accusés d’exaction sur la population

Publié le 8 mars 2021 , 11:20
Mis à jour le: 8 mars 2021 11:20
Des combattants de la Seleka pour illustration…

 

Kaga-Bandoro, République centrafricaine, lundi, 8 mars 2021, 04:07:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La situation sécuritaire est encore très préoccupante  dans certaines régions de la RCA. À Kaga-Bandoro, dans la Nana-Grébizi, la population vit dans la peur. Les activités des hommes armés empêchent les habitants de vaquer librement à leurs occupations. Certains habitants parlent de la nervosité  des rebelles, d’autres relèvent par contre une situation d’irritabilité ou d’inquiétude de ces derniers.

 

« Les groupes armés qui sont présentement à Kaga-Bandoro sont tellement agités. Ils agressent tout le monde. S’ils trouvent un passant sur la route, ils l’attrapent  . Ils disent non il a fait ceci, il a fait  cela. On le met en détention, ils le frappent d’une amende qui peut aller de 50 000 francs CFA à 150 000 francs CFA. Si c’est 50 000 francs, c’est une chance pour vous, si c’est 150 000 francs, tant mieux, et c’est ça que nous vivons ici. Présentement, les populations vivent un climat de terreur,  parce que les groupes armés  sont tellement agressifs, sont tellement violents dans ce dernier temps,  si bien que la population a peur, et elle se pose des questions,  mais à quand la libération de la ville de Kaga-Bandoro ? C’est toute une série des questions que les populations se posent chaque jour. Même jusqu’à dans les sites des déplacés, ils  sont venus arrêter des gens et mettre en détention contre une forte somme d’argent. Tout ça, ça terrorise les populations », témoigne un habitant de Kaga-Bandoro.

Notons que dans la ville de Kaga-Bandoro, c’est le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) de Mahamat Alkhatim et la milice Anti-Balaka qui contrôlent la ville depuis plus de 7 ans. C’est aussi la ville ou l’ancien Président François Bozizé avait rencontré pour la première fois le chef rebelle Mahamat Alkhatim, à  quelques heures avant l’éviction de sa candidature à la présidentielle du 27 décembre 2020 par la Cour constitutionnelle .

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

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Alain Nzilo

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