RCA : hôtel Ledger Plazza, les employés dénoncent le management de leur DG (troisième partie)

Publié le 19 novembre 2020 , 12:45
Mis à jour le: 19 novembre 2020 12:45
Hôtel Ledger Plaza Bangui Centrafrique

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 19 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Culte de chef, autoritaire, nombriliste, mauvais communiquant, et pas franchement intéressé par les aspects concrets de l’activité de ses collaborateurs, le portrait peu flatteur et anti-social du Directeur général sortant de la société Laico – Centrafrique,   Monsieur Zied Khalifa Zarzour  , dressé par les employés de l’hôtel Ledger Plazza fait froid dans le dos. Selon eux, celui-ci ne se montre à la hauteur  de ses fonctions. Il est déconnecté de la réalité.  Pour cette troisième partie, nous publions l’aspect managérial de ce Directeur Général décrié par les employés dans un mémorandum qui lui avait été remis.

 

Management

  • DG : dictature, abus de pouvoir et manque de leadership,
  • PDG : Offre trop de gratuité, fais dépenser beaucoup l’hôtel pour les choses qui ne contribuent pas au développement de l’hôtel, ou pour des intérêts personnels.
  • Impacts sur l’hôtel
  • Perte de beaucoup de clients par ce que la prestation n’accompagne pas le prix payé,
  • Perte de l’image de l’hôtel sur le plan national et international,
  • Trop de plainte des clients qui ne sont parfois pris en considération (Asky, machine salle sport, linge, moquette, moustiques)
  • Risque de faillite et mise en chômage de tout l’ensemble du personnel.
  1. REVENDICATIONS
  • Cas du PDG :
  • Il doit se retirer de la gestion et des interventions quotidiennes de l’hôtel
  • Lui, sa famille et tout son personnel ne figurant pas dans la structure de l’hôtel se retirent et s’installent à leur siège habituel au Pacifique
  • Son personnel doit être pris en charge par la société LAICO et ne doit plus figurer parmi le personnel de l’hôtel.
  • Ses responsabilités doivent se limiter à sa fonction du Président du Conseil d’Administration.
  • Cas des autres expatriés

Nous demandons le départ immédiat et sans condition du Directeur Général, Monsieur Rimeh BEN SALEM.

Il en est de même pour les expatriés ci-après :

  • Monsieur Hussein HAMAD, le Responsable de Restauration
  • Monsieur Saber BOUZOUIDA, le Directeur Administratif et Financier
  • Monsieur Kaïs BRAHMI, le Chef de Cuisine
  • Mettre en place une équipe provisoire ou intérimaire chargée d’assurer la gestion de l’hôtel en attendant la décision du Groupe LAICO Libye.
  • Rencontrer une représentation officielle du Groupe LAICO Tripoli afin de discuter sur l’avenir de l’hôtel et des conditions de travail des employés :
  1. a) Définition du statut juridique de l’hôtel.
b) Réhabilitation et rééquipement de l’hôtel

 

 

  1. Salaires
  • Augmentation de salaire des nationaux (cadres et employés) de 50% au moins.
  • Possibilité d’obtenir un prêt auprès de l’hôtel remboursable sans intérêt et sur plusieurs années ;
  • Revoir les conditions de recrutement des expatriés dans l’hôtel (profil requis, salaires) dans le respect des textes en matière de travail dans le pays, relatif aux fonctions pouvant être occupées par les expatriés.
  • Paiement régulier à terme échu des avantages tel que le 13e mois, les bonus ;
  1. Amélioration des conditions de travail par département
  • Hébergement (Réception, Etages, Buanderie)
  • Restauration
  • Commercial et Marketing
  • Sécurité
  • Direction informatique
  • Maintenance
  • Administration et Finance
  • Direction des Ressources Humaines
  1. Voies des cadres
  • Rétablir la cohésion d’équipe,
  • Restaurer la réunion des cadres,
  • Participer aux grandes décisions de l’hôtel,
  • Laisser la responsabilité aux chefs du département de diriger son département ou bien prendre les décisions en commun accord avec la direction générale (exemple : Les congés, planning, attribution de questionnaire, décision des sanctions)
  1. Sanctions
  • Les sanctions doivent correspondre au degré des fautes commises, en se rapportant au Règlement Intérieur et aux lois du pays et non selon les humeurs
  • Réduire ou bannir les actes et paroles qui sont de nature à causer le stress et la terreur ; lesquels actes pourraient être assimilés à des harcèlements
  1. Avantage des nationaux

 

 

  • Prise en charge entière des frais de premiers soins relatifs à l’accident de travail par l’hôtel (au lieu de 10 000 frs),
  • Augmentation des primes de transport et santé pour les employés
  • Rétablir et augmenter les crédits de communication des cadres,
  • Rétablir l’assurance de Bangui et la prise en charge des cadres nationaux sur le plan international.
  • Offrir les Smartphones de service aux cadres (même marque et model),
  • Acheter/ remplacer les téléphones de service pour les employés,
  • Rétablir la navette des employés et des cadres,
  • Revoir la qualité de nourriture des employés et des cadres,
  • Confection des cartes de visites des cadres,
  • Confectionner des cartes professionnelles aux employés
  • Favoriser les missions de travail à l’extérieur, sans les limiter à une catégorie privilégiée
  • Organiser le Recyclage et formation pour tous les employés.
  1. Management
  • Changer le style de management actuel qui est le style dictature en style leadership.
  1. Etablissement obligatoire d’un accord d’établissement (Délai 3 mois maximum)

VII. Conclusion

En conclusion, comme nous l’avons susmentionné, l’hôtel Ledger est notre seul établissement qui a des locaux, équipements, matériels et le personnel qualifié qui fournit des services dignes aux attentes des clients internationaux et nationaux depuis 2012 jusqu’à ce jour. Cet hôtel qui fait la beauté et la fierté du pays dans ses activités, mais malheureusement que ce joyau est en train d’être détruit par la Direction Générale actuelle sous le regard des Autorités Centrafricaines. Les équipements utilisés jusqu’à ce jour datent de l’ouverture et ils n’ont jamais été rénovés.

Nous invitons très humblement les Autorités Centrafricaines à jeter un regard patriotique sur ce qui se passe au niveau de cette entreprise dont la faillite ou la disparition serait un manque à gagner pour le pays sur le plan structure d’accueil, économique et social.

 

Enquête réalisée par Gisèle MOLOMA

Journaliste

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