RCA : Élois Anguimaté, candidat déclaré à la prochaine Présidentielle de 2020.

Publié le 28 juin 2020 , 12:52
Mis à jour le: 28 juin 2020 12:52
Éloie Anguimaté, candidat indépendant déclaré à la prochaine présidentielle du 27 décembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Éloie Anguimaté, candidat indépendant déclaré à la prochaine présidentielle du 27 décembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui, République centrafricaine, 28 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – Ça y est ! C’est parti pour les prochaine échéances électorales. Un autre candidat vient d’annoncer au public sa candidature à la prochaine présidentielle de 2020. Il s’agit de l’ex-ministre de la fonction publique, Monsieur  Élois Anguimaté. Universitaire et Homme politique indépendant, Éloi Anguimaté se veut candidat du peuple et de la lutte contre la pauvreté, de rétablissement et de la consolidation durable de la paix, de plein emploi, de la promotion de la démocratie, de la justice, de l’état de droit et de bonne gouvernance.

Ci-dessous l’intégralité de son discours.      

 

Centrafricaines, Centrafricains !

Mes chers compatriotes,

Je m’appelle Elois ANGUIMATÉ.

Je suis enseignant à l’Université de Bangui.Je suis le benjamin d’une fratrie de onze enfants. Je suis marié, père et grand-père. Je réside à Bangui, dans le 1er arrondissement, à la cité des É

En décembre 2020, nous fêterons nos 60 ans d’indépendance vis-à-vis de la puissance coloniale.

En décembre 2020, l’occasion nous est donnée de choisir notre nouveau Président de la République ainsi que nos nouveaux députés.

Notre si beau et si cher pays a été administré en toute souveraineté par ses propres enfants. C’est ce que voulait Barthélémy Boganda, le Président fondateur de note pays. C’est ce que nous voulions à sa suite.

Notre pays avait tous les atouts pour réussir dans le concert des nations modernes. Nous avons hérité de Boganda un programme de société simple qui se décline à travers notre devise : unité, dignité, travail, un slogan : zo kwé zo et cinq verbes dits verbes du Mésan, du nom de son parti, une langue nationale, un vaste territoire de 623 000 km2, immensément baigné d’eau (un produit très rare que nous convoiterait certains pays et certains peuples dans le dénuement), riche en flore et en faune variées, un sous-sol vierge d’exploitation aux richesses minières inégalées et insoupçonnées, et, par-dessus tout, un peuple très jeune et une culture variée.

Ces richesses faisaient de notre pays la Suisse africaine, une terre d’asile et d’accueil  et de nous le peuple élu de Dieu.

Qu’avons-nous fait de ce précieux et inestimable héritage ?

Rien, absolument rien.

Notre indépendance a tourné au désastre.

Nos successifs dirigeants nous ont appris à nous en détourner et à vivre de mendicité, à nous désunir, à nous vivre en ennemis jurés, à nous entretuer, à mourir comme des chiens errants, à vivre dans l’ignorance pour leur grand bonheur, à nous dresser les uns contre les autres au seul motif que certains seraient des savaniers, des forestiers, des riverains, des musulmans, des chrétiens, de leur région, clan ou ethnie , le but inavoué est de se maintenir longtemps au pouvoir, là où coule le lait et le miel. Ils ont transformé notre école publique qui était au départ une école de réussite sociale en école d’échec et notre hôpital un mouroir.

Leur mérite pendant ces 60 ans, c’est d’avoir planifié et exécuté de main de maître leur œuvre machiavélique et d’en être satisfaits.

Leurs victimes se comptent par millions.

Pendant 60 ans, ils ont tourné le dos à 92% de la population qui vivent en-dessous du seuil de la pauvreté la plus abjecte et 70%de jeunes.

Les oubliés et les abandonnés de la République. Ils ne figurent dans aucun programme de gouvernement. Des fantômes que l’on ressuscite comme par enchantement lors des élections comme c’est présentement le cas.

Des fantômes à qui on viendra miroiter des lendemains meilleurs, dont on sollicitera de manière assidue les voix, car c’est à cet instant qu’on se souvient qu’ils existent réellement et que leur voix comptent. Des voix contre du pain (fa na mbimapa), du savon, du sel et que sais-je d’autres.

Centrafricaines, Centrafricains !

Mes très chers compatriotes.

J’annonce officiellement ce jour que je suis candidat indépendant à l’électionprésidentielle du 27 décembre 2020. Je suis également candidat indépendant auxélections législativesdans la circonscription de Kaga Bandoro 1.

Mes colistiersà la députation et moi avons opté de nous présenter sous la bannière : CENTRAFRIQUE SOLIDAIRE. Cette option n’est pas anodine. Elle participe de notre volonté commune de vous offrir le véritable changement dont vous avez toujours rêvé.

J’ai fait mon entrée en politiqueavec les 4 CN, la CFD et mon parti la Convention Nationaleaprès de longues années de militantismeau sein de l’Union des Etudiants Centrafricains au Sénégal (UECAS) et de l’Union Nationale des Etudiants Centrafricains (UNECA), en France. C’est de là que date mon altruisme.Il s’est développé et renforcé au fil de ma longue carrière professionnelle, de mes engagements associatifs et de mes contacts.

Je suis un candidat de conviction. La décision que j’ai prised’être candidat à l’élection présidentielle est le fruit de cet altruisme et de cette conviction.J’ai conscience que notre pays va très mal mais qu’il est guérissable. La responsabilité de le guérir nous incombe, individuellement et collectivement. Je suis candidat parce que je crois fermement qu’avec les atouts dont nous disposons nous pouvons réussir.

Je me présente à cette élection dans le contexte particulier que traverse notre pays. A contexte particulier traitement particulier. J’ai pris des engagements hardis qui figurent dans mon projet de société dont la quintessence sera portée à votre connaissance le moment venu. D’ores et déjà voici quelques-unes des priorités de mon mandat :

  • Le rétablissement et la consolidation durable de la paix dans notre beau pays,
  • La lutte contre la pauvreté,
  • le plein emploi,
  • la promotion de la démocratie, de la justice, de l’état de droit et de la bonne gouvernance.

Mes très chers compatriotes.

Je vous invite à joindre massivement à moi et à tourner avec moi dès le 27 décembre ces sombres pages de notre histoire, de cette gouvernance oppressive, répressive, hautaine, méprisante que nous croyions à notre service mais qui nous a asservis de manière bestiale.

Vive la République !

 

 

 

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