RCA : élections présidentielles et législatives, Joseph Bendounga  saisit à nouveau la cour constitutionnelle

Publié le 22 novembre 2020 , 10:21
Mis à jour le: 22 novembre 2020 10:21
Le Président du MDREC Joseph Bendounga dans les locaux de la Cour Constitutionnelle le mercredi 4 novembre 2020. Copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.
Le Président du MDREC Joseph Bendounga dans les locaux de la Cour Constitutionnelle le mercredi 4 novembre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 22 novembre 2020, 16:09:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À quelques jours de la publication définitive des listes des candidats aux élections présidentielles et législatives du 27 décembre, le Président du mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC), Monsieur Joseph Bendounga saisit à nouveau la cour constitutionnelle afin d’interpeller les juges  sur les candidatures de certains prétendants issus des groupes armés, ou encore de leurs complices.

 

Selon l’opposant Joseph Bendounga, sa requête introduite vendredi auprès de la Cour constitutionnelle viserait avant tout à faire invalider les candidatures de tous les prétendants issus des groupes armés, y compris leur complice, quelle que soit leur origine.

« Quand vous prenez les armes  pour porter atteinte à l’intégrité physique et morale de l’État,  vous commettez un crime imprescriptible  au regard de l’article 28 de la constitution. C’est l’usurpation  du pouvoir. Et ceux qui les aident sont des co-auteurs. Donc,  ces gens, il leur est interdit  de briguer une quelconque fonction  élective ou nominative. Le MDREC a saisi  la Cour constitutionnelle pour lui demander  de nous dire est-ce que  ceux qui ont porté atteinte à la souveraineté  de l’État peuvent-ils candidater  pour la présidence  de la République et  les postes des députés à l’Assemblée nationale », a déclaré l’opposant Joseph Bendounga.

D’après lui, l’objet de sa requête auprès de la Cour constitutionnelle est  non seulement l’invalidation des candidatures des membres des groupes armés ou encore de leurs complices, mais également faire en sorte que les juges, lors de l’audience solennelle et publique de la Cour constitutionnelle, puissent dire  aux personnes concernées que  la République centrafricaine  est un pays de droit et qu’ils ne  doivent pas postuler.

Aussitôt, sur les rues de la capitale, nombreux sont ceux qui pensent que la requête du leader du MDRC viserait implicitement monsieur Armel Sayo Ningatoloum, Monsieur Abdoul-Kassim Algomi Tidjani  , etc., ou encore le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, accusé à plusieurs reprises à tort ou à raison pour avoir créé, ou encore entretenir certains groupes armés comme la milice requins », l’UPC du chef rebelle Ali Darassa, et le MPC du mercenaire tchadien Mahamat Al Khatim.

Notons que d’ici le 3 décembre, la Cour constitutionnelle va publier les listes définitives des candidats aux élections présidentielles et législatives., dont le premier tour est fixé au 27 décembre 2020.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

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