RCA : élections présidentielles et législatives dans le Haut-Mbomou, le doute persiste, et l’inquiétude domine

Publié le 15 octobre 2020 , 4:01
Mis à jour le: 15 octobre 2020 4:01
Des civils applaudissent un soldat FACA à Obo en Republique Centrafricaine
Des civils applaudissent un soldat FACA à Obo en Republique Centrafricaine

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 octobre 2020, 09:46:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les scrutins présidentiels et législatifs du 27 décembre 2020 seront – ils partiels ? En tout cas personne ne pourrait le savoir, sauf le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et son gouvernement, dirigé par son ex-directeur de cabinet Firmin NGRÉBADA. Pour la Minusca, la réponse est claire : les routes entre Obo – Bambouti est totalement fermée, et l’accès est difficile. Mais que s’est-il passé ?

 

Selon la Minusca, le mauvais état des voies freine le déploiement des forces dans les sous-préfectures du Haut-Mbomou : « entre Zémio et Mboki, les routes ne sont pas praticables. Entre Obo et Bambouti, les routes sont totalement fermées ». Cette déclaration du chef du bureau de la Minusca à Obo sème le doute  au sein de la population quant à la tenue effective des élections législatives et présidentielles du 27 décembre dans cette préfecture de Haut-Mbomou, située à l’extrême sud-est,  et qui occupe le bore du Soudan du Sud et la République démocratique du Congo.

« Si les forces de défense et de sécurité intérieure ne sont pas sur place, comment les élections pourraient se tenir dans de bonnes conditions ? Comment les matériels électoraux vont-ils être déployés si les axes routiers sont bloqués ou impraticables ?   », s’interroge un enseignant universitaire à Bangui. Et il n’est pas le seul, le député de Bambouti, il y a quelques jours, avait émis de doute sur le processus électoral en cours. D’après lui, les opérations d’enrôlement des électeurs n’avaient eu lieu à Obo et à Bambouti que trois jours, et seulement quelque 700 personnes qui se sont inscrits sur les listes électorales. En outre, le Député avait déclaré aussi que la route entre Obo et Bambouti est totalement bloquée par les rebelles ougandais de la LRA, en complicité de ceux de l’UPC. D’après lui, même à Bambouti, la ville est totalement occupée par les rebelles de l’UPC qui supervise chaque déplacement.

Cependant, la Minusca, lors de la conférence conjointe du mercredi, a déclaré que « contrairement à certaines allégations, les opérations d’enrôlement se sont déroulées sont incident et les électeurs se sont fait enrôler à Obo, Mboki, Zémio et à Bambouti ».

Et les nombreux villages qui sont entre Obo et Bambouti ? Et ceux qui sont également entre Zémio et Mboki  dont l’accès est difficile en raison des routes impraticables ?

« Il ne suffit pas de rester seulement dans les grandes villes tout en oubliant celles qui sont à l’intérieur, puis venir dire que tout va bien », s’alarme Joseph Koli, un ressortissant de la région.

Affaire à suivre.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

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