RCA : élections de 2020 – 2021 , la Cour constitutionnelle s’inquiète du retard accumulé dans le processus d’enrôlement

Publié le 10 septembre 2020 , 9:10
Mis à jour le: 10 septembre 2020 9:10
Les juges de la Cour Constitutionnelle
Images d’illustration des juges de la Cour Constitutionnelle. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 10 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À trois mois et demi du premier tour des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, la Cour constitutionnelle s’inquiète déjà du retard accumulé dans le processus d’enrôlement des électeurs en cours. Une rencontre avait eu lieu mardi 8 septembre entre les juges de cette haute juridiction nationale et les commissaires de l’autorité nationale des élections (ÂNE). L’objectif, tenir le calendrier électoral, et s’il y a lieu, boucler avant le 27 de ce mois les opérations d’enrôlement des électeurs avant leur convocation par le Président de la République.

 

Selon le calendrier établi et publié initialement par l’autorité nationale des élections (ÂNE),  le premier tour des élections présidentielles et législatives est fixé au 27 décembre 2020. Tandis que le second tour, si nécessaire, se tiendra le  14 février 2021. Or, sur le terrain, des retards sont accumulés dans le processus, surtout au niveau de l’enrôlement des électeurs qui patine encore à cause de l’insécurité persistante dans les villes de province. En plus de cela, l’autorité nationale des élections (ÂNE), qui semble ignorer les différente étapes obligatoires à respecter avant d’arriver au vote, vient de sortir un nouveau calendrier d’enrôlement des centrafricains de l’étranger au-delà du 27 septembre, date à laquelle le chef de l’État doit convoquer le corps électoral, conformément à la Constitution.

La Cour Constitutionnelle, qui suit à la loupe le processus électoral en cours, reproche à l’ÂNE d’avoir programmer des enrôlements au-delà du 27 septembre.

Selon monsieur Jean-Pierre Waboé,porte-parole de la Cour Constitutionnelle, « toutes opérations d’enrôlement effectuées au-delà du 27 septembre sont illégales »et illégitimes.

« Pour l’instant, tous les regards sont tournés vers l’autorité nationale des élections qui a encore quelques semaines devant elles pour pouvoir permettre aux Centrafricains de l’étranger de se faire enrôler.  Ce qu’on a reproché à l’ÂNE c’est d’avoir programmé des enrôlements au-delà du 27 septembre. On leur a dit clairement qu’au-delà du 27 septembre, ce n’est pas possible. Et donc, toutes les missions  d’enrôlement des Centrafricains de l’étranger doivent s’organiser, et se terminer de manière à ce que le fichier électoral soit disponible au plus tard le 27 septembre au matin pour permettre au chef de l’État de prendre les dispositions qui sont nécessaires pour publier le décret convoquant le corps électoral  », a déclaré mercredi  monsieur Jean-Pierre Waboé sur les antennes de la radio Ndékèluka.

 

Notons que trois jours après la convocation du corps électoral par le chef de l’État, le dépôt des candidatures va  pouvoir commencer, a rappelé monsieur Jean-Pierre Waboé dans sa déclaration.

 

Par : Silver Anselme DERYO DJERAMBAYE

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