RCA : élection présidentielle 2020, Touadera offre trois abattoirs modernes aux chefs rebelles.

Publié le 8 juillet 2019 , 5:35
Mis à jour le: 8 juillet 2019 5:35
Le chef rebelle Ali Darassa à Bambari.

 

 

Bambari (République centrafricaine) – Visiblement, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et ses partenaires russes ne cessent de gâter les chefs rebelles en vue de préparer sa réélection en 2021.

 

« Le pouvoir rien que le pouvoir. Touadera ne recule devant rien pour garder son fauteuil présidentiel même s’il s’agit de faire enterrer la moitié des Centrafricains », s’alarme un enseignant à Alindao, manifestement en colère contre le double jeu du locataire du palais de la Renaissance.

Comme nous l’avions annoncé en juin dernier, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et ses partenaires russes ont construit à titre gracieux au chef rebelle Ali Darassa un nouvel abattoir moderne avec une chambre froide hautement climatisée fonctionnant 24 h/24 au village Gbokologbo.

Comme si cela ne suffisait pas, on vient d’apprendre la construction de deux abattoirs de même génération aux chefs rebelles Nourredine Adam et Al-Khatim à Birao et Kaga-Bandoro. L’objectif selon un cadre de l’UPC serait double. Dans un premier temps il est question de graisser les pattes des chefs rebelles à faire le jeu de Touadera aux prochaines élections de 2020 – 2021. Tandis que le second serait lié exclusivement aux mafieux russes qui souhaitent exporter via le Soudan à faible coût les viandes bovines de la RCA vers la Fédération de Russie qui en manque cruellement.

Et ce n’est pas tout. Dans leur projet à court terme, le chef de l’État et ses partenaires russes envisage de construire avant 2021 un aéroport semi-international avec une piste d’atterrissage de 2Km au village Gbokologbo et Kabo.

 Justement à Gbokologbo, le chef rebelle Ali Darassa, adoubé par le clan présidentiel, ne manque pas l’occasion de présenter sa nouvelle acquisition à tous ses invités comme l’unique abattoir moderne en République centrafricaine.

Pour l’heure, les Centrafricains se demandent si le chef de l’État est juridiquement conscient de ses gestes en vers les chefs rebelles ?

Affaire à suivre…

 

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