RCA : échange des tirs entre les forces de la Minusca et les 3R après le retour à Ngaoundaye des superviseurs de l’ÂNE

Publié le 1 octobre 2020 , 8:11
Mis à jour le: 1 octobre 2020 8:11
Ville de Ngaoundaye dans l'Ouham-Péndé en République centrafricaine. CopyrightCNC.
Ville de Ngaoundaye dans l’Ouham-Péndé. CopyrightCNC.

 

Bouar, République centrafricaine, jeudi, 1er octobre 2020, 13:57:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les 3R semblent tenir leur parole. Quelques heures après le retour dans la ville des agents superviseurs de l’ÂNE pour le redémarrage des opérations du recensement électoral à Ngaoundaye et à Koui, de nouveaux échanges des tirs ont éclaté entre les rebelles et les forces Bangladesh de la Minusca à Ngaoundaye, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé. Les superviseurs sont en fuite, et la Minusca intensifie ses patrouilles dans la ville.

 

Les 3R exigent toujours des discussions avec son État major, et la Minusca y s’oppose toujours.

« C’est une espèce de marchandage.  Nous avions dit à l’époque que la Minusca n’accepte aucun marchandage de la part du 3R et du groupe Sidiki, et nous n’avons pas changé de position  depuis», a déclaré monsieur Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca qui ajoute par ailleurs que son Institution continuera  à agir  dans le cadre de son mandat, c’est-à-dire utiliser la force.

Cependant, dans la journée du mardi 29 septembre, des matériels électoraux pour le redémarrage des opérations d’enrôlement  des électeurs, et les agents tablettes ainsi que les superviseurs de l’ÂNE  ont été redéployés par voie aérienne à Ngaoundaye.  À peine arrivés, ils n’ont pas eu le temps de souffler quand les rebelles de 3R ont lancé un assaut militaire dans la ville.

Pris de panique, tous les agents ont dû se réfugier dans la base militaire de la Minusca qui les a sommés de quitter en raison d’un manque de place pour les loger durant plusieurs jours.

Pour l’heure, la Minusca multiplie des patrouilles de dissuasion dans la ville depuis 24 heures afin de prévenir une éventuelle attaque des 3R qui semblent déterminer à boycotter ce processus électoral dans la région.

Notons que le 3R, dirigé par un mercenaire peul camerounais Abass Sidiki, exige l’ouverture d’une discussion avec son État major afin que ses revendications soient traitées par les autorités.

Aux dernières nouvelles, les rebelles auraient miné le pont Moundji, situé à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

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alainnzilo@gmail.com

 

 

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