RCA : des mercenaires de Wagner accusés une nouvelle fois  de viol sur une jeune femme dans la Lobaye

Publié le 3 mars 2021 , 1:38
Mis à jour le: 3 mars 2021 1:38
Les instructeurs russes de la société Wagner à Bangui, CopyrightDR
Les instructeurs russes de la société Wagner à Bangui, CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 mars 2021, 08:32:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une affaire, des mercenaires russes sont une nouvelle fois accusés d’avoir violé une jeune femme centrafricaine au village Boukoko,  situé à 12 kilomètres de Mbaïki sur l’axe Boda, dans la préfecture de la Lobaye.

 

Voilà maintenant un peu plus de trois ans que les premiers mercenaires russes de la société Wagner sont arrivés en Centrafrique. Depuis lors, des cas de viols, restés non-dits jusqu’à maintenant, ponctuent les sujets de plaintes des Centrafricains à leur encontre.

Menacées par les violeurs eux-mêmes, les victimes ont peur de parler. Leurs proches redoutent également les représailles de ces Slaves qui ont la réputation d’avoir la gâchette facile. Pourtant, ces faits finissent par exaspérer la population et les langues se délient peu à peu dans le pays de Boganda parce que ces crimes ne doivent pas rester impunis. Dans ses investigations, la rédaction de Corbeau News a pu recueillir des témoignages et des documents attestant de violences sexuelles dans des circonstances précises.

Les villages les plus exposés sont ceux qui sont libérés récemment par les soldats FACA appuyés par les mercenaires russes de la société Wagner, où la population se plaint des « virées » des Russes. Ainsi, à Boukoko, proche de Mbaïki sur la route de Boda, Chantale, une jeune écolière de 17 ans, a été violée. La jeune fille a été la victime de contracter Russes, qui se font appeler RATOR, chamane et Toursan. Ce jour-là, ils avaient passé la journée à boire du vin de palme dans le village. Dans la soirée, la jeune fille a eu la malchance de croiser le chemin de ces Russes avinés.

Depuis le mois de janvier, de multiples cas de viol des jeunes filles par les mercenaires russes ont été signalés par les parents des victimes aux services de police ou de la gendarmerie, mais ces derniers n’ont pas pu enclencher les procédures jusqu’à un procès.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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