RCA : dans les coulisses de la nomination du médiateur de la CEEAC

Publié le 15 janvier 2021 , 4:44
Mis à jour le: 15 janvier 2021 4:44
Les présidents rwandais Paul Kagame - ougandais Yoweri Museveni - Joao Lourenço de l'Angola et Felix Tshisekedi de la RDC
Les présidents rwandais Paul Kagame – ougandais Yoweri Museveni – Joao Lourenço de l’Angola et Felix Tshisekedi de la RDC

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). La nomination du médiateur de la CEEAC pourrait intervenir peu après le 19 janvier. Mais le choix de la personnalité se heurte aux exigences des uns et des autres, et notamment à celles du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. JA vous donne les détails.

 

Depuis novembre, la nomination d’un médiateur de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) fait l’objet de discrètes tractations entre les capitales de la sous-région. Selon nos informations, Faustin-Archange Touadéra (FAT), réélu dans la tourmente le 27 décembre, n’est pas favorable au choix d’une personnalité francophone ressortissante d’un des pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac).

 

Limiter l’influence de Bozizé

Le président centrafricain, mis en difficulté par une opposition qui ne reconnaît pas sa réélection et par des groupes armés qui asphyxient Bangui, souhaite écarter en particulier les éventuels candidats du Tchad, du Cameroun et du Congo-Brazzaville, où il craint notamment la trop grande influence de l’ancien président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua, voire de l’ex-président François Bozizé, tous deux passés dans l’opposition.

Plusieurs autres pays de la sous-région, mais ne faisant pas partie de la Cemac, tiennent donc la corde. Selon nos sources, le poste a notamment déjà été proposé à deux anciens présidents de Sao Tomé-et-Principe : Manuel Pinto Da Costa et Miguel Trovoada – le fils de ce dernier, Patrice Trovoada, occupe déjà le poste d’envoyé spécial de l’Organisation internationale de la Francophonie pour la Centrafrique. Ils ont décliné la proposition.

 

Deux autres États sont dans la course : le Burundi, avec l’ex-président Sylvestre

Ntibantunganya, et l’Angola, où le nom de l’ancien chef de l’État José Eduardo dos Santos a un temps été évoqué, mais ne serait plus d’actualité. FAT a récemment sollicité l’aide militaire de l’Angola, mais Luanda n’a pas souhaité envoyer de troupes en Centrafrique.

 

La nomination du médiateur de la CEEAC, pourtant évoquée depuis le sommet de l’organisation à Libreville fin novembre, n’interviendra pas avant le 19 janvier. C’est en effet à cette date que la Cour constitutionnelle centrafricaine statuera sur le recours en annulation de la présidentielle, déposée par les opposants à Faustin-Archange Touadéra.

 

Jeune Afrique

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