RCA : construction de la plateforme douanière de Béloko, l’entreprise ANZA impliquée dans une affaire de corruption des agents publics.

Publié le 14 septembre 2020 , 2:27
Mis à jour le: 14 septembre 2020 2:27
Le service de Douane de Béloko. Photo CNC / Gervais Lenga
Le service de Douane de Béloko. Photo CNC / Gervais Lenga

 

 Bouar, République centrafricaine, lundi 14 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le groupe camerounais ANZA a gagné le marché de la construction de la plateforme douanière de Béloko, commune frontalière RCA-Cameroun. Le lancement Les travaux ont débutés le 5 août 2020 en présence du représentant du ministre des finances et du budget. Sauf que dix jours plus tard, le groupe ANZA est cité dans une affaire de corruption d’agents publics, en l’occurrence du ministère des eaux et foret.

 

La construction de la plateforme douanière de Béloko, exécutés par l’entreprise camerounaise ANZA, pour un coût global de 3 milliards de francs CFA, et financé par la banque mondiale dans le cadre  du projet de facilitation des transports et transit en zone CEMAC, a débutée au début du mois d’août 2020, et ce, pour un délai de 6 mois.

Douze jours plus tard, l’entreprise ANZA est citée dans une affaire de la corruption d’agents publics, en l’occurrence du ministère des eaux et foret

En effet, le 17 août dernier, le groupe ANZA a importé un lot des bois scie, c’est-à-dire des planches de 3/30 et les lattes de 4/8  pour la construction des  dépôt et dortoir des ouvriers. L’importation a été faite sans aucune formalité administrative à la frontière. Ce qui a irrité les agents frontaliers du ministère des eaux et foret qui sont basés à Béloko, commune frontalière de la RCA avec le Cameroun. Aussitôt, une équipe de vérification des agents des eaux et foret débarque sur le lieu de la construction de ladite plateforme et retrouve le chef d’équipe de  la société ANZA, monsieur Yebega jean.

Après quelques minutes d’échange cordial, celui-ci a promis de faire son rapport à son PDG car il ne savait pas qu’il devrait obtenir une autorisation du ministère des eaux et foret avant toute importation des bois en RCA, même si c’est pour une construction d’un bâtiment de l’État centrafricain.

Le Lieutenant Hassan Gounoumoundjou, qui  assuré l’intérime de  l’inspecteur, a fait son rapport de la mission à l’inspecteur frontalier monsieur Apollinaire  Yakoumbala à Bangui. Mais deux jours plus tard, le PDG de l’entreprise ANZA annonce qu’il voudrait importer à nouveau des bois, et l’inspecteur Apollinaire  Yakoumbala  lui fait savoir qu’il doit s’acquitter d’une somme de 150 000 francs CFA pour le compte du ministère des eaux et foret.

Finalement, le PDG de l’entreprise ANZA a remis cette somme à l’équipe frontalière du ministère des eaux et foret, et ce, sans reçu du versement. Aussitôt après le versement de cette somme, l’inspecteur Apollinaire  Yakoumbala, qui se trouvait à Bangui, ordonne aux agents frontaliers de lui envoyer la somme versé par Orange Monney. Il explique que c’est son Directeur de cabinet qui aurait demandé. Incroyable !

Depuis ce jour, toute importation des bois par la société ANZA se fait désormais en toute discrétion entre l’inspecteur Apollinaire  Yakoumbala et le PDG de la société ANZA qui ont échangé des numéros mobiles.

Alors, on se demande c’est vraiment pour cette modique somme qui devrait renflouer les caisse de l’État que l’inspecteur Apollinaire  Yakoumbala a pris un grand risque de citer ses hiérarchies dans cette mafia ?

Affaire à suivre…

 

Gervais LENGA

Correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

 

 

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