RCA : CHRONOLOGIE DE LA CRISE CENTRAFRICAINE

Publié le 8 mars 2019 , 6:19
Mis à jour le: 8 mars 2019 6:19
Monsieur Surungba Saulet, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

DE LIBREVILLE 2013 A KHARTOUM 2019, EN PASSANT PAR N’DJAMENA 2014, BRAZZAVILLE 2014, BANGUI 2015, NAIROBI 2015…

 

  • 23 janvier 2011 : Ré élection du président Bozizé
  • Le 12 décembre 2012 : Création de la Coalition Séléka avec l’UFDR, la CPJP et la CPSK, présidée par Michel Djotodia. Les villes de N’délé et Bria tombent les 10 et 18 décembre. Le 25 décembre 2012, la Séléka est à 300 km de Bangui.
  • Le 27 décembre 2012 : Le président Bozizé demande l’aide de la France et des Etats-Unis. Le président François Hollande appelle au dialogue pour mettre fin à la crise et affirme son désir de « ne pas s’impliquer dans le conflit » tout en précisant que les troupes françaises ne sont présentes que pour protéger les ressortissants français, et non pour intervenir dans un conflit interne au pays ou protéger un régime.
  • Le 11 janvier 2013: Signature de l’Accord de Libreville prévoyant un cessez-le-feu entre la Séléka, l’opposition démocratique et le gouvernement, assorti de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale de transition et de l’interdiction au président Bozizé de briguer un troisième mandat.
  • Le 17 janvier 2013 : Formation du gouvernement, dirigé par Nicholas Tiangaye, de l’opposition démocratique. Bozizé tente de réarmer son camp et cherche à avoir la haute main sur tout en contournant ou ignorant les dispositions de l’Accord de Libreville. Une partie de la Séléka, conduite par Noureddine Adam, reprend les armes.

De la fuite de Bozizé de mars 2013 à la prestation de serment de Djotodia

  • Le 17 mars 2013 : Simulacre de prise d’otages de cinq ministres Séléka du gouvernement d’union nationale à Sibut et lancement d’un ultimatum au président Bozizé qui prend fin le 20 mars 2013. Les 21 et 22 mars, la Séléka lance une seconde offensive avec une colonne qui passe par le nord-ouest pour descendre sur Bangui en passant par Bouca, Bossangoa, Bossembélé et Boali. Une seconde colonne franchit la « ligne rouge » de Damara et de violents affrontements ont eu lieu avec les Forces armées centrafricaines appuyées par les forces sud-africaines.
  • Le 24 mars 2013 : Prise du Palais de la renaissance. Le président Bozizé trouve refuge au Cameroun. Michel Djotodia s’autoproclame président. Le nouveau chef d’Etat est incapable de rétablir l’ordre, malgré le soutien du Tchad et du Congo-Brazzaville. La situation s’enlise et la crise débouche sur des affrontements intercommunautaires. Eclatement de la Séléka (groupes très hétérogènes appuyés par des mercenaires étrangers, des brigands et des coupeurs de route).
  • Le 03 avril 2013 : Mise en place d’un Conseil supérieur de transition, devenu Conseil national de transition, composée de 105 membres. Cet organe doit jouer le rôle d’Assemblée nationale.
  • Le samedi 13 avril 2013 : Le Conseil national de transition (CNT), par acclamations, élit Michel Djotodia, président de la République.
  • Le 18 avril 2013 : La CEEAC entérine l’élection de Michel Djotodia. La Mission de consolidation de la paix, déployée en 2008 va voir son effectif renforcé par 1500 hommes supplémentaires.
  • Mai 2013 : Catherine Samba-Panza est nommée Maire de la ville de Bangui par Michel Djotodia.
  • Le 19 juillet 2013 : La MISCA est mise en place par le Conseil de sécurité de l’Union africaine. Cette force de 3600 hommes doit aider à pacifier le pays. Plusieurs ONG lancent les premières alertes pour informer de la dégradation de la situation humanitaire.
  • Le 18 août 2013 : Lancement officiel de première de la transition par la prestation de serment de Djotodia comme président, devant le Conseil constitutionnel de transition (CCT). (cf. Transition de 18 mois décidée par le Sommet extraordinaire de la CEEAC à N’Djamena).

De la République des Ledger à la Résistance originelle Antibalaka

  • Le 29 août 2013 : Des milliers de civils se réfugient à l’aéroport international de Bangui-Mpoko pour fuir les attaques des éléments de la Séléka. Le pays est au bord de l’effondrement.

Article à lire l’intégralité ici (APPENDICE DE LA CRISE CENTRAFRICAINE )

 

 

 

Clotaire SAULET SURUNGBA

Ancien Parlementaire de la Transition

08/03/2019