RCA : Bria, signature d’un accord de cessation des hostilités intergroupes armé.

Publié le 20 mars 2020 , 6:10
Mis à jour le: 20 mars 2020 6:10
Les représentants des groupes armés issus de l'ex-coalition Seleka, autour de table des négociations menées par le chef rebelle Ali Darassa, à Bria, le 18 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Les représentants des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, autour de table des négociations menées par le chef rebelle Ali Darassa, à Bria, le 18 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Bria (République centrafricaine ) – Le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), a engagé depuis mercredi jusqu’à jeudi 19 mars, de discussion avec des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka qui se sont affrontée depuis juillet 2019 dans la préfecture de la Vakaga ainsi que dans d’autres villes de Bamingui-Bangoran et de la Haute-Kotto. Un accord a été trouvé, et les différentes parties en conflit se sont engagées à le respecter scrupuleusement.

 

C’était en présence du chef de bureau local de la Minusca, du préfet de la Haute-Kotto, du Maire de Bria, des Imams,  des représentants des ONG internationales installées à Bria ainsi que des représentants des groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka que la cérémonie de la signature de cet accord a eu lieu ce jeudi 19 mars 2020 à Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto.

Le principal but de ce nouvel  accord, selon un notable local interrogé par CNC, serait de pousser les différentes factions de l’ex-Seleka, signataires dudit accord à mettre fin à leur affrontement sanglant dans les préfectures de la Vakaga, de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran, occasionnant ainsi des centaines des morts et de blessés, ainsi que des déplacements massifs de la population.

Un comité de suivi de cet accord a également été mis en place, composé des représentants des ONG, des groupes armés, des notable locaux et des autorités locales.

Pour le chef rebelle Ali Darassa, le plus important obstacle est déjà franchi. C’est désormais aux belligérants, c’est-à-dire les signataires de cet accord de faire preuve de leur bonne foi afin de respecter leur engagement pris dans cet accord, arraché de justesse après plusieurs mois de négociations sans succès, engagés par le gouvernement, la Minusca, et les notables de Birao, de Ndélé et de Bria.

Désormais, tous les regards se portent vers un général du FPRC, Mahamat Sallet, auteur de discours non conciliant lors de ces pourparlers de Bria. En cas de problème, selon certains négociateurs, il serait tenu responsable.

 

Moïse Banafio

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