RCA : Bria, 5 morts et 7 blessés dans un incident intergroupe armé

Publié le 23 novembre 2020 , 12:43
Mis à jour le: 23 novembre 2020 12:43
une patrouille des éléments rebelles du FPRC à Bria, le 30 août 2020. Photo CNC / Moïse Banafio
une patrouille des éléments rebelles du FPRC à Bria, le 30 août 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bria, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020, 06:26:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur  militaire de l’UPC affirme que l’une de ses positions dans la Haute-Kotto serait attaquée par des « Goula et Rounga », tan disque du côté du FPRC on parle d’un simple incident survenu sur un chantier minier. Or, sur le terrain, l’affrontement est violent, faisant plusieurs blessés et des morts dans les deux camps.

 

Selon des sources militaires locales, « le 21 novembre, un affrontement s’est produit entre un nombre indéterminé de Goula et de Rounga armés combinés contre un groupe armé combiné d’arabes et de Peuls à aigbando, 70 km au nord-ouest de Bria sur l’axe Ndélé, faisant aucune victime ».

Or, du côté du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), on parle d’un simple incident survenu sur un chantier minier :

« Tension au chantier minier au village Aïgbando situé  à 70 kilomètres de Bria sur l’axe Kpata entre la population civile et les hommes du FPRC armé, faisant deux blessés », a déclaré un officier général du FPRC à CNC.

Pendant ce temps, notre équipe, qui est arrivé sur le lieu de l’incident dimanche, par d’un violent affrontement entre deux groupes d’individus lourdement armés.

En effet, selon des informations recueillis sur place,  un homme enturbanné de l’ethnie Rounga, sur sa moto en provenance de la ville de Ndélé, a été intercepté sur un checkpoint contrôlé par des arabes et  Peuls  au village Aïgbando. Après des formalités d’usage, ces derniers lui auraient exigé d’enlever son turban afin qu’il soit identifié formellement, mais l’homme y s’oppose catégoriquement. Aussitôt, le ton monte de deux côtés, et  les détonations d’armes automatiques commencent à être entendues, poussant un nombre indéterminé d’hommes lourdement armés à intervenir pour détruire littéralement le checkpoint, et s’attaquer aux arabes et aux Peuls dans la ville, faisant des morts et des blessés qui sont actuellement pris en charge à la clinique médicale du MSF à Bria.

Pour l’heure, une équipe de médiation s’est rendue sur place depuis dimanche pour tenter de ramener le calme et le vivre ensemble dans la ville.

Cependant, à Bokologbo, le chef rebelle et mercenaire Peul  Ali Darassa dénonce de son côté l’attaque contre l’une de ses positions dans la Haute-Kotto, et menace d’intervenir militairement.

Pour des nombreux observateurs, les propos de haine et de violences publiés sur les réseaux sociaux par des différents membres des groupes armés rivaux qui seraient à l’origine de cet incident malheureux dans la Haute-Kotto.

Souvenez-vous,  il y a quelques jours, Ali Darassa avait déployé ses éléments Peuls dans plusieurs localités de la Haute-Kotto alors que se déroulait à Bangui un forum de réconciliation entre les différentes communautés du nord parrainé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

À l’issue du forum, et contre toute attente, le chef rebelle Mahamat Al Khatim avait accusé les groupes armés du nord d’avoir conclu un accord avec le gouvernement dans  le seul objectif d’attaquer les positions des Peuls et des arabes sur le terrain. Ce qui avait poussé le gouvernement a publié un communiqué le 19 novembre afin de dénoncer ces allégations du chef rebelles.

Affaire à suivre…

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

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