RCA : bras de fer à la gendarmerie nationale, le Directeur général  limogé par le Président Touadera.

Publié le 15 avril 2020 , 8:11
Mis à jour le: 15 avril 2020 8:11
les élèves gendarmes à Kolongo à Bangui le 7 mars 2020.
les élèves gendarmes à Kolongo à Bangui le 7 mars 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le limogeage la semaine dernière du directeur général de la gendarmerie, le lieutenant-colonel Bruno Ouayolo, suite à un véritable bras de fer qui l’avait opposé aux 50 nouvelles recrues en provenance de l’Angola, actuellement en formation aux techniques de maintien de l’ordre à l’école nationale de la gendarmerie de Kolongo , dans le sixième arrondissement de Bangui, fait monter la tension de plusieurs crans au sein des corps de la gendarmerie nationale à Bangui.

 

D’après certains officiers supérieurs de la gendarmerie, le Président de la République, le professeur Faustin Archange TOUADERA  promet sans cesse des réformes du secteur de sécurité, en même temps, c’est lui le premier à faire le contraire de sa propre promesse faite au peuple centrafricain.

En effet, il y’a quelques semaines, Plusieurs dizaines des TTN et flambeaux de l’église baptiste Ngoubagara de Fouh, située dans le quatrième arrondissement de Bangui, après leur discrète formation militaire en Angola, ont été incorporés pour la plupart au grade de sous-officier dans la garde présidentielle de Touadera. Parmi eux, 50 ont été reversés à la gendarmerie nationale au grade de maréchal des logis. Ce que le directeur général d’alors, le lieutenant-colonel Bruno Ouayolo  refuse en bloc. D’après lui, ces nouveaux FACA-gendarmes doivent impérativement être formés à l’école nationale de la gendarmerie à Kolongo avant d’exercer pleinement leur métier de gendarme comme souhaite le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Ce qui a été fait, les cinquante nouveaux FACA-gendarmes sont depuis quelques semaines à l’école nationale de la gendarmerie à Kolongo, dans le sixième arrondissement de Bangui.

Et comme si cela ne suffisait pas, les nouvelles 50 recrues exigent désormais de porter leur grade de maréchal des logis avant leur sortie de l’école le mois prochain. Une fois de plus, le DG Bruno Ouayolo refuse  catégoriquement. Il brandit le règlement intérieur de la gendarmerie qui stipule que tout élève gendarme, après quelques mois de sa formation à Kolongo, porte le grade de deuxième classe à sa sortie de l’école et non de sous-officier comme ils souhaitent.

Le ministre de la Sécurité publique, le Général Henri Wanzet Linguissara, lui aussi un ancien soldat FACA reconverti gendarme  à l’époque du Président Ange Félix Patassé, s’aligne derrière les 50 nouveaux FACA-gendarmes, tout comme le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Aussitôt, un bras de fer entre le DG de la gendarmerie, soutenu par tous les gendarmes, et les 50 nouvelles recrues, appuyées d’une part par le ministre de la Sécurité et le chef de l’État.

Finalement au bout d’une semaine, le DG Ouayolo n’a pas changé d’avis, et il a été limogé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA qui l’aurait accusé de haute trahison.

Or, depuis le limogeage du DG Brunon Ouayolo, tous les gendarmes se font bloc pour s’opposer au grade de maréchal des logis exigé par les 50 recrues d’Angola. Ce qui fait monter la tension au sein des corps de la gendarmerie entre les pour et les contre.

Affaire à suivre…

 

Gisèle MOLOMA

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