RCA : Birao, le MLCJ menace de pénétrer militairement dans les camps des déplacés.

Des combattants rebelles de l'ex-coalition Seleka. CopyrightDR.
Des combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka. CopyrightDR.

 

 

 

Birao (République centrafricaine) – après l’arrestation de l’autoproclamé colonel Yacoub Tom Ngarafa  et le meurtre de ses deux gardes du corps par les éléments rebelles  du FPRC au village Takadja, l’état-major du MLCJ ne cache plus sa colère, et menace clairement de s’en prendre aux familles Rounga dans les camps des déplacés à Birao.

 

Après l’échec des négociations menées par la Minusca, puis par les autorités des communes soudanaises proches de la frontière avec la RCA, la tension est montée de plusieurs crans entre le FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ) et le MLCJ (mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice ).

Le maire de la ville de Birao, Monsieur Ahmat Amgabo, inquiet d’un potentiel risque d’affrontement entre les deux groupes frères rivaux, tente de calmer le jeu.  Il appelle les deux parties à la retenue, mais tout porte à croire que le clash entre les deux groupes rebelles est presque inévitable après l’arrestation ce jeudi 16 janvier  du colonel du MLCJ Yacoub Tom Ngarafa et le meurtre de ses deux gardes du corps au village Takadja, situé à environ 45 kilomètres de Birao sur l’axe Amdafock.

Selon une source proche du MLCJ contactée par CNC, le colonel Tom Ngarafa  serait arrêté au village Takadja et déporté dans la base locale du FPRC à Massabio, 6 kilomètres plus loin sur l’axe Amdafock.  Ses deux gardes du corps, quant à eux, ont été froidement assassinés sur place à Takadja.

Pour un officier du FPRC interrogé par CNC, le colonel Yacoub Tom Ngarafa  et ses deux gardes du corps sont venus à Takadja en tant qu’éclaireur quand ils ont été neutralisés.

Monsieur Ahmat Amgabo , maire de Birao, aurait supplié le FPRC de libérer sans délai le colonel Yacoub Tom Ngarafa pour éviter toute escalade de violence qui pourrait mettre en péril la vie des milliers de ses concitoyens.

Pour l’état-major du MLCJ, en cas de refus du FPRC de libérer son colonel, il se réserve le droit de mener dans un bref délai une action robuste dans les camps des déplacés internes à Birao.

Pour rappel, les deux sites des déplacés de Birao sont protégés par les forces des Nations unies depuis juillet dernier.

 

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