RCA : arrivée à Bangui des chefs rebelles Ali Darassa, Abdoulaye Hissen et Mahamat Alkhatim

Publié le 7 novembre 2020 , 2:53
Mis à jour le: 7 novembre 2020 2:53
arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019 avec ses nombreux gardes du corps par bertrand yékoua du cnc
arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 7 novembre 2020, 08:30:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ils sont arrivés vendredi dans la capitale à bord d’un aéronef affrété  spécialement par la mission des Nations unies en Centrafrique, la Minusca, avec leur délégation respective, selon des informations du CNC.

 

Invité par le gouvernement centrafricain, ces trois grands chefs rebelles, accompagnés chacun d’une forte délégation, sont logés depuis vendredi 06 novembre dans plusieurs hôtels de la capitale, dont l’hôtel Lewis, l’hôtel du centre et national hôtel.

Selon nos informations, ces chefs rebelles ainsi que la société civile locales  sont invités  par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à participer à une séance de pourparlers et de réconciliation intergroupe armé qui sera organisée lundi 09 novembre 2020.

Notons que l’ex-chef d’État de transition, l’ex-chef rebelle  Michel Am-Nondokro DJOTODIA  avait tenté en vain le mois dernier d’organiser, à l’initiative du chef de l’État,  un « grand rassemblement de paix » avec les différents chefs rebelles issus de l’ex-coalition Seleka ainsi que de la milice d’autodéfense Anti-Balaka.

Face à cet échec, la présidence préfère organiser elle-même ce processus parallèle de paix intergroupes armés à Bangui.

Il y a lieu de noter que parmi les membres de la délégation invités dans la capitale, figurent entre autres les préfets, les sultans, mais également les généraux des différents groupes armés dont le tristement célèbre Hissen Damboucha, l’ex-Comzone de Bria qui a récemment tenté de se marier avec une fillette de 17 ans comme sa troisième épouse.

Pour des nombreux centrafricains , ce nouveau processus de paix serait sans doute comme celui qui avait été signé à Khartoum, au Soudan,  le 06 février 2019 entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain: un deal à but électoraliste. . Faux, retorque un conseiller du chef de l’État joint au téléphone qui rejette en bloc ces allégations.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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