RCA : arrestation d’une dizaine des personnes au village Bohong par les mercenaires russes et les soldats FACA

Publié le 25 octobre 2021 , 8:39
Mis à jour le: 25 octobre 2021 6:44

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 octobre 2021, 02:39:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une dizaine des personnes ont été interpellées ce lundi 25 octobre 2021 dans la localité de Bohong, située à 70 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar, au nord-ouest de la RCA.

Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  
Un véhicule des mercenaires russes en patrouille dans les rues de Ba

 

Depuis dimanche dernier, c’est la colère et la stupéfaction dans le village Bohong, situé à environ 70 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Bouar, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.

En effet, peu avant midi, ce dimanche, les mercenaires russes de la société Wagner et  les soldats FACA, en provenance de Bouar, et à destination de koui, se sont arrêtés au village Dankobira, situé à 20 kilomètres de koui. Subitement, ils ont fait un demi-tour  pour se rendre dans le village Bohong. Mais à leur arrivée, le village est calme.  La majorité des fidèles est à l’église, ce qui n’a pas pour autant gêné les hommes de Wagner et les soldats FACA qui ont décidé de faire leur incursion dans une église en plein culte. Aussitôt, ils ordonnent à tous les fidèles de sortir un à un.  Mais à leur sortie, les hommes sont séparés systématiquement des femmes et menottés. Ils ignorent ce qui est en train de passer, mais à la fin ils ont été tous embarqués à destination de Bouar. Pendant ce temps dans le village, c’est la panique générale. Leur famille pousse un cri de détresse.

Mais arrivée à Bouar, les kidnappés ont été placés en garde à vue, et les mercenaires russes de la société Wagner demandent  à leur famille pour leur libération une somme de 25 000 francs CFA par chaque personne. Incroyable ! Un fait confirmé par plusieurs sources, même les autorités locales qui ne pouvaient rien faire pour empêcher leur enlèvement par les forces dites régulières. En ce moment, toutes les victimes sont actuellement ce mardi à Bouar en attente de leur libération.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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