RCA : Abass Sidiki et les mines antipersonnel, la guerre est déclarée

Publié le 16 juillet 2020 , 1:57
Mis à jour le: 16 juillet 2020 1:57
les électeurs devant un bureau de vote
Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique

 

Bouar, République centrafricaine, 16 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Avec l’utilisation des mines antipersonnel et antichars contre les casques bleus de la Minusca et les éléments des forces armées centrafricaines,, Abass Sidiki et son mouvement 3R déclarent la guerre  et se retirent définitivement  de l’accord de paix de Khartoum.

 

« J’ai suivi ce matin sur RFI le Responsable de la communication de la Minusca qui confirme que Abbas SIDIKI a fait poser des mines antipersonnel et antichars dans les zones du Nord-ouest où il s’est retranché. Ces mines ont déjà causé la mort d’un soldat rwandais ainsi que des blessures à  six autres. On ignore ce qu’il en est des populations civiles vivant dans cet enfer », déclare sur les réseaux sociaux le député de Bocaranga 3, l’honorable  Martin Ziguélé, Président du parti MLPC (mouvement de libération du peuple centrafricain).

D’après lui, l’origine  des mines antipersonnel est antichar utilisées par le 3R doit être précisée : « l’utilisation des mines antipersonnel étant interdite, l’origine des mines importées et utilisées par Abbas SIDIKI doit être précisée et la chaîne de leur importation en Centrafrique tracée et rendue publique pour des actions judiciaires appropriées ».

Rappelons qu’en date du 8 juillet 2020, sur l’axe Baoua-Besson, il y a eu une explosion d’un engin explosif improvisé, endommageant au passage un véhicule blindé de la MINUSCA. Selon une source proche des Nations unies jointe au téléphone par la rédaction du CNC, il s’agit de la deuxième explosion en 15 jours.

En outre, on vient d’apprendre que ce mercredi 15 juillet, les combattants de 3R ont barricadé l’axe Bouar-Niem.

Sans doute, Abass Sidiki et son mouvement 3R quittent définitivement l’accord de paix de Khartoum, et préfèrent faire la guerre au peuple centrafricain, selon un député de Ngaoundaye.

 

Gervais Lenga

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