« la guerre et la violence ne sont pas un destin inévitable », dixit Faustin Archange Touadera à Rome.

Publié le 17 septembre 2019 , 10:27
Mis à jour le: 17 septembre 2019 7:34

 

Bangui (République centrafricaine) : 17 sept. 2019 18:27.

 

Le 15 septembre 2019, lors de l’inauguration de la 33e Rencontre internationale de prière pour la paix, le président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadera, a placé son discours sous les signes de « l’unité, la dignité et le travail ». Le président s’adresse aux participants en tant que pèlerin d’Assise et déclare apporter avec lui « les souffrances, les espoirs et la soif de paix du peuple centrafricain ». Il commence par remercier toutes les personnes et instances qui ont œuvré pour la paix dans son pays, soulignant la prédilection pour l’Afrique qu’il a ressentie chez le pape François lors des deux visites de ce dernier sur le continent. Il continue en exprimant son admiration à l’égard des œuvres de Sant’Egidio dont l’action ressemble à un « grand rêve authentiquement africain ». À ce propos, il cite l’ancien président sénégalais Léopold Senghor, qui « avait parlé d’Eurafrique, continent unique » et d’une destinée commune aux deux continents. Selon lui, ces deux continents ne peuvent connaître de « stabilité ni de développement » l’un sans l’autre, « sinon le défi serait perdu par les deux ». Le président centrafricain enchaîne en développant de manière succincte quatre idées qu’il tenait à partager avec les participants, sans lesquelles il ne saurait y avoir de paix durable. Premier constat : « pas de paix sans désarmement ». Deuxième constat : « le changement climatique » touche désormais tout le monde ; il faudrait « une approche globale qui inclut l’Afrique. L’Europe et l’Afrique seront plus convaincantes et efficaces quand elles seront en mesure de faire face à la crise de l’environnement avec une vision à long terme ». Troisième concept : « La santé pour tous » : il explique que c’est « un signe indéniable du retour à la paix et à la coexistence » pour son peuple meurtri par la guerre. Quant au dernier concept du président Touadera, il concerne « l’abolition de la peine de mort » pour laquelle il déclare solennellement s’engager. Il termine en se demandant si les rêves pouvaient se réaliser un jour et il y répond en affirmant que personne n’a pu prévoir que la visite du Saint-Père dans son pays « aurait donné une impulsion décisive à la fin des hostilités et à la recherche de la réconciliation » ! Il conclut en remerciant l’assemblée et Sant’Egidio pour les journées de réflexion et de prière partagées lors de cette rencontre, souhaitant que Dieu ouvre les cœurs pour que les « intelligences soient positivement mobilisées au service de la paix et de l’Humanité afin que le monde soit uni dans ses différences, qu’il soit davantage sûr pour tous et pour chacun ».
La DC

 

 

©LaCroix

 

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